Avant le départ (archives)
France - voir
les photos
Espagne - voir
les photos
Maroc - voir
les photos
Mauritanie - voir
les photos
Sénégal
- voir les photos
Argentine - voir
les photos
Bolivie - voir
les photos
Pérou - voir
les photos
U.S.A. - voir
les photos
Canada - voir
les photos
Voilà, c'est fait. Notre pari un peu fou s'est
terminé ce 25 mai dernier sur les bords de la Meuse, à Namur....
Après presque 11 mois de voyage, après 16.300km passés
sur quelques-unes des routes de monde, nous sommes de retour chez nous. Fini
de faire et défaire nos sacoches, de nous remettre en route tous les
jours ou presque vers une destination inconnue.
Nous avons eu la chance de réaliser ce voyage dans des conditions idéales
: deux crevaisons seulement, aucune casse matérielle, pas de gros soucis
de santé et jamais de problème de sécurité.
Merci à tous ceux qui nous ont soutenu (et vous avez été
très très nombreux!) avant, pendant et après le voyage.
Nous sommes revenus la tête pleine de paysages, pleine d'images...et
aussi et surtout plein de visages, de vos visages. Nous garderons en mémoire
ce voyage qui a été une tranche de vie inoubliable. Tranche
de vie que nous avons croquée à pleines dents! Loin de faire
un voyage, c'est le voyage qui vous fait, disait un illustre connu que nous
ne connaissons plus... Il avait bien raison!
Si notre périple, au départ peut-être un peu fou, s'est
révélé être une aventure à jamais gravée
dans notre mémoire, c'est surtout grâce à vous. Nous mesurons
la chance que nous avons eu de vous rencontrer.
Un petit garçon nous a demandé avant notre départ si
on allait être plus riche après notre voyage. Assurément,
la réponse est "oui". Mais une richesse bien plus que matérielle.
Nous sommes aujourd'hui plus riche de rencontres, de nos rencontres avec vous.
Et pour cela, nous tenons à vous remercier.
Merci pour votre générosité,
merci votre accueil, merci pour vos sourires, merci pour votre bonne humeur.
A bientôt, en Belgique ou ailleurs...
Adrien et Carl-Eric
Après près de 11 mois de voyage, après
plus de 16.000km passés à rouler sur une partie de notre magnifique
planète, après d'innombrables rencontres toutes aussi uniques
les unes que les autres, nous terminons notre voyage à vélo,
notre projet Terres en vue.
Nous arriverons à Namur le dimanche 25 mai,
à l'auberge de jeunesse de Namur, à La Plante, vers 13h, autour
d'un BBQ.
Vous êtes donc tous invités à vous joindre à nous,
à l'auberge de Namur, à La Plante, Avenue Félicien
Rops, 8, 5000 Namur (tél. : 081.22.36.88 ou www.laj.be).
Les auberges qui nous soutiennent depuis le début de
notre voyage!
Pour faciliter l'organisation du BBQ, pourriez-vous nous dire (adrien@terresenvue.org
ou carleric@terresenvue.org)
si vous avez l'intention d'être des nôtres, si vous comptez manger
à l'auberge (pour faciliter l'organisation du BBQ) et combien de personnes...
Au plus tard pour le lundi 18 mai.
Au plaisir de vous y voir nombreux!
Carl-Eric et Adrien
Canada
Séquence du :
18 mai
Dimanche 18 mai. Nous quittons aujourd'hui Montréal pour prendre la
route de Toronto, en voiture cette fois. Notre avion pour Amsterdam décollera
vers 22h30.
Pour notre dernière journée sur le sol nord-américain,
nous bénéficions d'un beau soleil. Un soleil qui nous aura aussi
accompagné pour notre aller-retour Montréal-Québec en
vélo. Une fois de plus, nous aurons longe le fleuve Saint-Laurent pour
rallier la magnifique ville de Québec, qui fête cette année
son 400ème anniversaire. Après une visite de la vieille ville,
nous avons encore pédale un peu jusque Saint-Férréol-les-Neiges.
Là, Élisabeth et Michel, un couple de Belges qui s'est établi
dans cette magnifique région depuis de nombreuses années, nous
ont réservé un accueil extra et montré oh combien la
nature y est splendide. En revenant ensuite à Québec, nous étions
attendu par Isabelle, Pascal, Julia, Benjamin et Antoine, venus de Saint-Jean-sur-Richelieu
pour y passer le week-end avec nous. En les quittant, on sait que ce n'est
pas la dernière fois qu'on les voit...
Notre retour vers Montréal sera aussi ensoleillé que l'aller.
Les conditions sont bonnes et nous faisons les 300 km en deux jours. A Trois-Rivières,
nous nous arrêtons chez Louise, André et Vanessa, qui nous ont
déjà accueillis à l'aller et que nous avons déjà
hâte de revoir. Le lendemain, Louise nous invite à faire un passage
par sa classe d'élèves primaires. Nous nous y rendons et, très
curieux, les enfants nous posent mille et une questions. Les 140km qui nous
restent ensuite seront faciles et agréables tant les conditions sont
idéales. Notre périple sur le continent américain se
termine bien !
De retour à Montréal après cette longue journée,
nous sommes attendus par Manon, qui nous a préparé du homard
!!! C'est la saison. Un régal...
Et comme nous le sentions, nous revoyons une 4éme fois Isabelle, Pascal
et leurs enfants, avec qui nous passons encore de bien bons moments !!!
Il est maintenant temps de vous laisser et de vous retrouver, on l'espère,
le 25 mai à Namur.
Retour au début de la
page
25 avril
Après plusieurs mois passés à (essayer de:))) parler
espagnol ou anglais, nous sommes à présent au Québec,
à Montréal plus exactement. Le français, nous le parlons
donc maintenant aux autres.
Après Chicago, nous avons pris le train, afin de sortir du pays avant
l'expiration de notre Visa. Direction Buffalo, contrairement à notre
projet initial qui était de nous rendre au nord de Détroit.
Mais il était impossible d'embarquer des vélos dans le train
vers Détroit alors que c'était possible vers Buffalo, alors
qu'il s'agit de la même compagnie de train, Amtrak. On ne comprend pas
bien tout parfois:)))
Soit. Ce sont les aléas du voyage. Arrivés à Buffalo,
nous remontons sur nos vélos pour prendre la route vers Niagara...sous
un magnifique soleil. Le bonheur après les jours gris, la pluie et
le froid avant Chicago. Nous arrivons dans la ville de Niagara, côté
américain. Pas vraiment belle. Pas vraiment aguichante. Les chutes
sont belles par contre. Là où celles d'Iguazu sont réellement
spectaculaires et impressionantes!
Le soir nous dormons dans une auberge de jeunesse...où la propriétaire
asiatique ne nous a pas du tout été sympathique! C'est seulement
la deuxième fois que cela nous arrive dans les auberges, après
autant de nuits passées dans le réseau.
Le lendemain, nous passons du côté canadien. Après plusieurs
mois passés aux States, après de multiples rencontres magnifiques,
après en avoir vu plein les yeux, après près de 5000km,
nous changeons de pays. Impatient comme toujours quand il s'agit de passer
une frontière.
Passage de frontière sans problème, nous allons voir les chutes...rapidement
on doit bien avouer. On se surprend même à faire dos aux chutes
pour regarder la ville de Niagara côté canadien, pour regarder
vers le Canada qui semble nous appeller. Nous passons l'après-midi
à flâner et passons la nuit à l'auberge de jeunesse de
Niagara, côté canadien. Beaucoup plus sympathique cette fois.
Une vraie auberge quoi...:)
Lendemai, en route. Enfin. De nouveau, un magnifique soleil. Nous empruntons
le 'waterfont trail' qui longe le lac Ontario. Nous roulons bien. Tant et
si bien que nous faisons les 150km qui relient Niagara à Toronto. Et
pour entrer dans cette ville d'un peu moins de 10 millions d'habitants, non
pas une mais bien deux pistes cyclables. Le bonheur pour nous! Arrivée
dans la très chouette auberge de jeunesse de la ville, de nouveau la
gratuité et l'accueil super sympa!
Nous restons un jour dans cette ville très agréable et le
soir, nous allons voir un match de base-ball, pour l'expérience plus
que par fanatisme...
Nous reprenons la route en direction de Montréal. Pendant une journée,
nous devrons faire face à un cocktail de conditions météo
très très désagréables pour les cyclistes que
nous sommes : drache bien dense, vent fort de face et froid (entre 2 et 4
degrés). Résultat : 40km en 4h (donc, faites le calcul, 10km/h,
ce n'est VRAIMENT pas rapide:)), des mains, des pieds et le visage gelés...et
le nez sur le guidon pendant ces 4h. Heureusement, les sacoches ont tenus
le coup et nos affaires sont sèches.
Deux jours plus tard, nous arrivons à Kingston. Nous allons voir les
pompiers de la ville. Ils ne peuvent pas nous accueillir. Mais ils nous trouvent
une solution...comment dire? Luxueuse est le terme le plus approprié
je pense. Ils contactent le propriétaire du Sheraton de la ville...qui
nous offre une nuit dans son palace!
Après le froid du jour précédent, nous dormons dans
un énorme lit, dans des draps douillets. Du Sheraton aux tentes dans
le Sahara, en passant par les auberges de jeunesse, les foyers au Maroc et
ailleurs, les casernes de pompiers, le Luxor de Las Vegas, une caravane, différents
Motels, nous aurons (presque) tout essayé!:))
Après Kingston, nous arrivons au Québec..., en pays francophone
donc. Etrange après des mois à ne parler français qu'entre
nous, ou presque. Même s'il faut bien avouer que nous ne comprenons
pas toujours tout:))). Et nous sommes bien vite à Montréal (après
une autre journée de 156km) chez mon ami Mathias et sa compagne Manon.
Un accueil super!
Après quelques jours passés à magasiner comme on dit
ici et à flâner dans les rues de Montréal et aussi, en
ce qui me concerne, pendant une matinée, à faire un peu de snowboard,
un 20 avril!, nous nous rendons chez Isabelle et Pascal, des amis de nos amis
Mozetois Françoise et Thibault.
Et là aussi quel accueil! Que du plaisir à vivre avec eux
pendant quelques jours. Voir la petite Julia nous montrer ses robes et ses
danses de princesse, faire un pic-nic à Frelixburg, visiter le vieux
Montréal avec Isabelle... Que du bonheur!
Fin de cette semaine, nous reprendons la route vers Québec-ville,
pour un aller-retour.
Retour à Montréal prévu au plus tard le 16 mai. D'ici,
nous prendrons la route vers Toronto (en voiture cette fois) où nous
prendrons l'avion vers Amsterdam. La fin de notre voyage est donc proche....
Retour au début de la
page
U.S.A.
Séquence du :
07 avril
Voilà, c’est fait nous sommes à Chicago!! Après
plus de 2 mois passés aux Etats-Unis, nous sommes arrivés dans
le nord des Etats-Unis. Nous venons de passer nos 14.000km, toujours sans
encombres tant au niveau mécanique (juste deux crevaisons sur la bande
d’arrêt d’urgence des autoroutes américaines pleines
de crasses) que physique.
Depuis la dernière fois, au Texas, nous avons enchaînés
les journées sans prendre beaucoup de repos. Des journées qui
se sont suivies et ressemblées. Très souvent, nous avions toujours
les mêmes champs, les mêmes vaches, les mêmes énoooormes
pick-up comme compagnons de route. Et très souvent le soir, nous étions
accueillis par des pompiers, toujours aussi super sympas.
Le midi, nous nous arrêtions dans une station essence ou le petit
magasin du coin (ils ont souvent une ou deux tables) et mangions notre pain-fromage
et buvions un caFé (toujours le même depuis Los Angeles, très
très clair, un peu du jus de chaussette mais au moins, c’est
chaud, très chaud!) de la station. Et très souvent aussi quelques
américains retraites typiques qui nous regardaient comme si nous étions
venus d’un autre monde. Ah ben, ça tombe bien, on était
dans un autre monde!
En deux mots, le tableau était souvent le même : trois, quatre
sexagénaires, la casquette vissée sur la tête, attables
autour de cafés ou sodas, parlant un anglais qui ressemble plus a un
machouillage de chewing gum qu’à autre autre chose, quelques
vieilles pseudo-saucisses de Francfort qui tournent depuis, a-t-on l’impression,
des jours dans le petit grill en fer blanc et quelques client qui viennent
se servir des sodas avec plus de glaçons que soda... Et pratiquement
toujours, les mêmes questions, la même curiosité, la même
sympathie, la même bienveillance... Parfois même, on rentrait
dans ces endroits et les gens nous offraient nos consommations sans même
nous en toucher un mot!
Première également de notre voyage : certaines personnes ont
tenu a nous donner de l’argent. La première fois, une journaliste,
après nous avoir interviewe pour le journal local, à Pampa,
Texas, a absolument tenu a nous donner de l’argent. Le lendemain, des
pompiers ont fait le même geste. Et il y a quelques jours, un capitaine
de caserne, qui ne pouvait nous accueillir, nous a également aidé
de cette manière. Nous en sommes reste à chaque fois bouche
bée...
Aprés, les champs plats, ultra-plats, nous avons eu un peu de variation
quand même puisque nous sommes arrives dans le Missouri, ou les paysages
rappellent étrangement notre Condroz natal. Et puis nous avons longe
ce célèbre fleuve, notamment sur le Katy Trail (http://www.bikekatytrail.com/)
et avons du rouler aussi sous les giboulées de neige pendant une après-midi
(au même moment, la Belgique était également couverte
de neige). On s’est bien amusé et on a bien eu froid aussi. Pour
ne pas changer:).
Toujours dans ce même Missouri, nous arrivons à la ville chef-lieu,
a Jefferson city. Les pompiers nous accueillent une fois de plus. Ils nous
conseillent en passant un pub irlandais, le Paddy's Malone, pour passer la
soirée, au coin de la rue (http://www.paddymalonespub.com). Nous ne
ratons évidemment pas l’occasion de nous changer un peu des pompiers,
des alarmes et c’est l’occasion aussi de boire une bonne petite
chopinette. Dés que nous rentrons, le patron, haut en couleur, nous
accueille. Il a été prévenu de notre arrivée par
les pompiers. Nous passons une bonne soirée, buvons quelques godets
et sortons du pub...ou nous tombons nez à nez avec 8 cyclistes, de
Chicago, qui traversent l Etat du Missouri, depuis Kansas City jusqu à
Saint-Louis, pendant leurs vacances de Paques. Nous faisons rapidement connaissance...et
retournons au Pub pour en boire quelques-unes supplémentaires. Le jour
suivant, nous les rattrapons et faisons la causette pendant quelques dizaines
de minutes encore autour d’une boisson chaude... Avant de nous quitter,
l’un d’entre eux nous invite à Chicago à occuper
un appartement vide qu il est en train de retaper. Rendez-vous est donc pris.
Pour rejoindre Chicago, nous devrons faire face, très souvent, à
un vent...fort et...de face! Ajoutez à cela quelques averses de pluies
et vous aurez notre menu quotidien jusqu'à Chicago. Nous sommes donc
bien contents d’être poses quelques jours. Et nos joyeux lurons-cyclistes
rencontrés à Jefferson City nous ont accueillis d’excellente
manière. Chicago est du point de vue 'cycliste' une ville très
agréable : relief plat, beaucoup de 'bike lane', de panneaux pour les
cyclistes, de choses prévues pour les cyclistes uniquement. Il parait
que c est la grosse ville des USA la plus facile pour les cyclistes (www.chicagobikes.org/).
Nous avons donc fait un tour dans la ville, dans Downtown, le long du lac,...
en vélo (photos a venir sur le site). Vraiment trés sympa. Mais
ce qui est marrant, c est que le fait de faire du vélo est ici un réel
acte politique, un manière de vivre, un style à part entière.
La plupart des cyclistes ont le même style ici : entre grunge et underground,
style année 60-70, vélo de course a une vitesse, jeans moulant...
et dont le vélo constitue le seul moyen de transport.
Donc, les Etats-Unis, c’est fini. Avec beaucoup de belles rencontres
et vraiment beaucoup de gens formidables. Des gens vous accueillent chez eux
sans poser de questions, vous laissent leur demeure (même modeste, ça
reste leur logement), vous donne de l’argent, vous offre votre repas
sans vous le dire, la nature y est magnifique. USA, pays de contraste pensait-on...et
nous en avons eu la confirmation. On peut être assis dans le train en
face de Amish et voir passer à côté de soi un rockeur
au look ravageur.
Retour au début de la
page
05 mars
La dernière fois, nous étions aux portes du Yosemite... Aujourd'hui,
c’est depuis une caserne de pompiers, à Amarillo, au Texas plus
exactement, que nous vous donnons quelques nouvelles!
Rassurez-vous, aucun problème d’incendie de nos vélos
ou sacoches à cause d’une fausse manoeuvre avec notre chauffe-plat
à l’essence. Tout simplement, nous demandons très souvent
l’hospitalité aux pompiers américains qui, 9 fois sur
10, acceptent volontiers!
Petit retour en arrière depuis les portes du Yosemite...
Nous avons donc visité ce parc tout a fait splendide, avec des conditions
hivernales, à savoir plus de 60 cm de neige (pas sur la route, on vous
rassure tout de suite) et des températures à quelques reprises
négatives. Magnifique, ciel bleu mais routes physiques puisque le Yosemite
est situé dans une région montagneuse.
Sortis du Yosemite, nous avons mis le cap vers le sud-est de la Californie
et vers la vallée de la mort...et entamons la "firemen connection".
Arrives à Clovis, nous frappons a quelques portes demandant l’hospitalité.
Sans succès (ça ne marche pas non plus a tous les coups!). Nous
essayons quelques églises. Sans succès non plus. Nous essayons
les hôtels. Tous "sold out" a cause d’un événement
international. Nous ne sommes toujours pas posés après quelques
heures de recherche. C’est alors que nous passons devant une caserne
de pompiers aux "portes ouvertes". On leur demande de l’aide.
Après quelques coups de fil, ils trouvent un pasteur qui nous accueille
volontiers dans une maison appartenant a sa paroisse. Il est 20h quand nous
sommes posés, alors que nous cherchons depuis 14h.
Après cela, nous dormirons à plusieurs reprises dans des casernes
de pompiers. Pour nous, cela a plusieurs avantages : les pompiers connaissent
très bien la région, l’état des routes, ils peuvent
téléphoner aux casernes suivantes, , ils ont des cartes détaillées,
ils ont tout ce qu’il faut pour nos vélos (air, nécessaire
de nettoyage,...) et, last but not least, l’ambiance est toujours super
sympa!
Arrivés dans la Vallée de la mort, nous campons à deux
reprises. La température y est tout a fait acceptable. Les gens sont
très sympas dans les campings. On est même invite une fois a
souper par un autre cycliste...
Nous faisons des grosses journées et nous devons nous farcir tous
les jours un col! On doit même escalader un col pendant 37km. Mais nous
ne prenons pas de jour de repos. Nous devons être le 21 fevrier à
Las Vegas. Notre ami Charles, qui, pour rappel, a fait la première
semaine de notre voyage avec nous, nous rend une visite d’une semaine...
Nous arrivons à Las Vegas un peu avant Charles (admirez au passage
le timing!:)) au...Luxor!!!, ou Charles nous invite!
Nouvelle image qui nous restera : nous, nous trimbalant dans le Luxor, avec
nos vélos et nos sacoches... Alors que nous attendons dans l’énorme
hall de l’hôtel, toujours avec nos vélos et tout notre
équipement, un touriste nous demande même "Pour quel produit
faites vous de la publicité??":))) On est mort de rire!
Avec Charles, nous prenons une semaine de vacances bienvenue! Trois jours
à Vegas, visites du Zyon Park, du Bryce Canyon sous la neige, de la
Monument Valley au lever du soleil et du Grand Canyon au coucher du soleil
(voir photos)... Une semaine intense et superbe!
Et puis surtout un Charles en toute grande forme qui nous a communiqué
son énergie! Encore un TOUT grand merci a toi Charlie, King Charles,
pour cette semaine magnifique qui restera parmi une des plus belles de notre
voyage!
Apres le départ de Charles, nous avons pris le train pour avancer
d’environ 400km et, aussi, passer les Rocheuses enneigées en
cette période de l’année (notre Visa prend fin le 18 avril
et nous devons être au Canada pour cette date. On vous assure, ce n’est
jamais une partie de plaisir de prendre le train avec les vélos!).
Au passage, encore une rencontre surréaliste puisque nous avons mangé
dans le train en face de Hamish. Très intéressant de parler
avec eux!
Nous sommes donc pour le moment au nord du Texas, après avoir roulé
plusieurs centaines de kilomètres sur la bande d’arrêt
d’urgence de l’autoroute (très sure, no stress les amis;),
et aussi sur la Route 66. Une bande d’arrêt d’urgence souvent
pleine de saletés en tous genres (restes de pneus dechiquetés,
écrous, verres, gravier,...). Arriva donc ce qui devait arriver un
jour : notre première crevaison juste après notre 12.000eme
km! Merci Schwalbe pour cette performance!
Bien que dans le sud des U.S.A., nous avons quand même des conditions
météo pas tous les jours favorables. Une vague de froid frappe
en ce moment la moitié Est du pays et nous n’y échappons
pas... Et cela ne devrait pas s’améliorer dans le nord du pays...
Retour au début de la
page
17 février
C’est depuis l’auberge de jeunesse de Midpines,
aux portes du Yosemite, avec de la musique country dans les oreilles et vue
sur la salle à manger et la salon tout en rondins de Pin que nous écrivons
cette fois... Entre Los Angeles et ici, les contrastes sont déjà
bel et bien présents!
Pour rejoindre San Francisco, nous avons longé la côte. Première
nuit chez Bram et Evy, un couple de Belges vivant près de Santa Barbara.
Lui fait un post doctorat à l’université de Californie
et elle travaille dans les ressources humaines. Les deux attendent un heureux
événement dans quelques mois. Pendant ce court séjour
chez eux, ce fut l'occasion pour nous d’aller à l’université
de Bram et d’en savoir un peu plus sur son travail.
De retour sur nos vélos, nous testons une fois de plus les falaises
côtières, comme au Pérou! Et encore une fois, c’est
physique, sauvage et magnifique. Nous dormons une nuit dans un Hermitage,
faute d’autres possibilités. Les moines nous accueillent bien
gentiment et mettent à notre disposition un... appartement, rien que
ça!, avec douche chaude, micro-ondes, nourriture et connexion wi-fi!
Après un passage à l’auberge de jeunesse de Monterrey
(petite ville portuaire superbe!), nous continuons notre route... Nous rencontrons
sur la route David, un cycliste américain de 65 ans qui nous aide à
franchir Santa Cruz...et nous montre au passage sa maison au bord de l’eau.
Ou plutôt faudrait-il dire une de ses quatre maisons! Le temps de boire
son thé chaud offert, nous reprenons la route...et nous arrêtons
quelques centaines de mètres plus loin pour casser la croûte
(une bien bonne gosette aux pommes). Il est 14.30 et nous n’avons plus
grand chose dans la ventre. Et la route est encore longue jusqu’à
la prochaine auberge de jeunesse! Alors que nous sommes en train de terminer
notre "dîner", un policier s’arrête et nous questionne
sur nous et notre voyage. Et de nous expliquer gentiment ensuite : "Vous
savez, ici, vous êtes dans une zone de gang. Et la rue dans laquelle
vous vous trouvez, c’est la zone des bleus. Leurs ennemis, ce sont les
rouges". Pour rappel, pratiquement tout notre équipement (veste,
sacoches) est...rouge!:))). Autant vous dire que nous n’avons pas tarder
à laisser derrière nous cette charmante petite "gang zone"
qui, a y repenser, était effectivement assez déserte:) Nous
ne pouvons nous empêcher d’en rire une fois sur la route:)))
L’après midi, le ciel se couvre. Ca ne rate pas. Nous nous ramassons
la grosse drache pendant près de 2h. Munis de nos magnifiques :) ponchos,
nous ne sommes pas trop mouillés. L’auberge de jeunesse (en fait,
il s’agit d’un phare avec quelques petites maisons sur une petite
presqu’île) tarde à arriver mais enfin, nous y sommes et
arrivons dans les conditions parfaites pour un naufrage : pluie torrentielle,
vent fort et le jour qui est tombé. 137km sur cette journée.
Autant vous dire que nous avons bien dormi.
Tout au long de cette semaine, nous aurons eu l’occasion de voir des
éléphants de mer, des loutres, des baleines (enfin, plutôt
le jet d’eau provoque par leur respiration),...
Lendemain, nous arrivons à San Franciscooooooooo! Ou nous attend de
la famille. Sensation étrange de revoir de la famille après
si longtemps. Quel bonheur! Nous prenons nos appartements dans... l’auberge
de jeunesse (oui, encore!:)) de Downtown, idéalement située
près de Union Square.
Dans leurs valises, beaucoup de choses mais entre autres de DE-LI- CIEUSES
galettes, crêpes et gâteau préparés par notre Maman,
passés par miracle à la douane! :) Autant vous dire que nous
nous sommes régalés !
Pendant une semaine, nous visiterons Fisherman's wharf, le Golden Gate Park,
la Napa Valley, nous roulerons sur le Golden Gate, le SFMOMA (musée
d’art modernes), le Young Museum, nous essaierons au transport en Cable
Car, passerons autour d’Alcatraz, ferons un peu de shopping... Une semaine
pleine de soleil et de bons moments.
Aujourd'hui, nous sommes donc aux portes du Yosemite Park.
Déjà, nous avons l’impression de rentrer dans l’Amérique
un peu plus profonde. Hier, à l’auberge de jeunesse, notre hôte
et sa femme était des Lutheriens. Drapeau américain dans la
maison, la Ford Lincoln devant le garage... et la messe le dimanche à
7h30.
Les pick up sur la route constituent 90% du parc automobile. Ces pick up sont
tellement grands qu’on se dit que s’ils pouvaient acheter des
dragsters, ils le feraient! "Too much is never enough", comme le
dit un slogan lu au cours de ces derniers jours.
Et pas seulement pour les voitures! On se dit que quand ceux la devront revoir
leur consommation d’énergie, ils vont avoir du mal!
Mais ce que nous avons déjà pu voir, c’est aussi une nature
magnifique et préservée. Pays de contrastes donc comme nous
le disions au début. Qui nous réserve encore des surprises,
on l’espère!
Retour au début de la
page
Pérou
Séquence du : 15
déc. 07
19 janvier
Et voilà, nous sommes à Los Angeles. Notre dernière
looooongue ligne droite nous attend donc jusqu’à Montréal!
La fin du trajet sur la côte péruvienne, quelques centaines de
kilomètres, pas les plus faciles.
Par exemple, au cours d’une journée, nous avons fait pas moins
de 150 kilomètres, avec 1500 mètres de dénivelé.
Une grosse journée de 8 heures sur le vélo, avec 45 minutes
de pause seulement sur toute la journée (et quelques bouteilles d'Inka
Cola, boisson gazeuse péruvienne couleur pipi mais délicieuse,
qui fait un peu penser à la grenadine pétillante, que nous avons
consommé sans modération au Pérou!). La côte péruvienne,
ce sont des falaises bien escarpées que nous avons escaladées...
La récompense? Le paysage : l’océan pacifique, avec ses
balais de pélicans à fleur d'eau, ses énormes vagues
à notre gauche et le désert toujours aussi fascinant, impressionnant
à notre droite.
Durant les quelques jours nécessaires pour rallier Ica, nous nous sommes
une fois de plus rendus compte de la gentillesse des gens dans les régions
moins touristiques! Combien de fois nous avons reçu des gestes de gentillesses,
des sourires, des questions sur nous et notre voyage. Même les camionneurs
péruviens qu'on nous avait pourtant décrits comme dangereux
se sont avérés en fait d'une prudence et d'une bienveillance
à notre égard rarement vue.
Une fois arrivés a Ica, nous avons pris un bus avec les vélos.
Les quelques 150km pour entrer dans Lima sont en fait de l'autoroute. Et rouler
sur une autoroute pour entrer dans une capitale de près de 10 millions
d’habitants, très peu pour nous! Avec un pincement au coeur au
moment de prendre ce bus en nous disant que notre périple en Amérique
du Sud se terminait... Nous avons aussi eu l'occasion de voir à quel
point les péruviens se sont mis au travail pour reconstruire cette
région sinistrée par un tremblement de terre en août dernier.
Même si les traces de ce désastre sont encore, en de nombreux
endroits, bien visibles.... La aussi, contrairement à ce qu'on nous
avait dit par rapport aux voleurs et autres dangereux personnages, nous n'avions
pas assez de nos deux mains pour répondre aux gens! C'est toujours
dans le village d'à côté que se trouvent les voleurs et
les malfrats...
A Lima, Edilberto, Adrela, Jose et Beatriz, Ignacio et Adriana, nous ont accueillis
une fois de plus les bras ouverts... Et une fois de plus, nous nous sommes
sentis très vite comme chez nous... Nous avons visite la capitale,
son parc aquatique, des catacombes et danse (un peu:)) sur les rythmes de
la cumbia et du reggaeton.
Notre passage en Amerique du Sud aura été fort, tant (surtout
devrions-nous dire) au niveau humain qu'au niveau des paysages. On en a pris
plein les yeux, plein le coeur! A aucun moment, un geste agressif, un regard
déplacé... A chaque instant, une attention, une invitation,
un sourire...
Et aujourd'hui, nous sommes à Los Angeles. Après (encore) un
stress a l'aéroport (nous avons du courir pour attraper le vol et sommes
passer outre les injonctions d'un charmant policier qui voulait inspecter
notre sac à dos, oups!:)), nous avons atterri à L.A. Apres quelques
questions à la douane, nous avons pu fouler le sol U.S.
A peine arrivés chez Peter et Barbara, le couple de Belges vivant a
Los Angeles et qui nous accueillent ici super gentiment, nous ont conduit
au magasin de vélos pour faire l'entretien de nos bécanes (vélos
qui n'ont pas trop soufferts, yeeesss!), puis dans un magasin de rando pour
quelques achats plus hivernaux, puis chez le Touring americain (Peter et Barbara
nous ont offert toutes les cartes de tous les Etats que nous allons traverser!!)...
Ensuite, nous avons fait une petite balade sur Malibu Beach après avoir
mangé du poisson grille au bord de l'océan. Pour terminer la
journée, nous avons passe la soirée avec Barbara, Peter et deux
de leurs amis canadiens en dégustant du vin, du fromage... Quel accueil
encore une fois! A chaque fois, nous ne pouvons que nous étonner de
l'accueil qui nous est réservé!
Ici encore, Barbara et Peter nous ont donne toutes les informations, tous
les filons qu'ils connaissaient! Un mot, un geste et ils faisaient le reste...sur
le Net. A peine disons nous un mot qu'ils trouvent le site qui correspond
et nous abreuve en informations! Quelques bonnes tranches de rigolades aussi
en citant des passages des "Bronzes font du ski" avec Peter (un
fan!), au grand désespoir de Barbara:))) Bref, un couple hyper-connecte,
hyper-gentil et hyper-serviable! On sait déjà qu'ils vont nous
manquer aussi ces deux zigotos la...
Avec les Etats-Unis, c'est un changement de monde, tel que nous l'attendions.
De grosses cylindrées, des autoroutes à 5 bandes, des pompiers
et des policiers comme dans les films, les infos et les pubs sur écran
LCD dans le bus,... Deux petits exemples seront plus parlant : Nous sommes
en train d'attendre le bus. Des gros pick-up, des grosses cylindrées
passent devant nous. On n'arrête pas de s'étonner. Nous ne pouvons
nous empêcher de comparer avec l'Amerique du Sud et l'Afrique. Quand
le mieux est à venir : non pas 5, non pas 6 mais bien 7 Ferrari qui
passent devant nous à la queue leu leu, toutes plus rutilantes les
unes que les autres! On est en Californie. Autre exemple : nous attendons
que la pluie passe sous une tonnelle (oui, nous sommes passés dans
l'hémisphère nord, donc en hiver!), un énooorme pick
up est gare devant nous. Tout à coup, le moteur se met en marche. Personne
à l'intérieur. Quelques seconde plus tard, une famille arrive
et prend place dans la voiture! La papa avait tout simplement mis le moteur
en marche a distance. Tout simplement. On croit rêver!
Ici, c est le "tout a la voiture". Les distances sont énormes.
Les gens ne se déplacent pratiquement qu'en voiture, neuf fois sur
dix seuls. L'activité dans la rue est quasi inexistante. Presque pas
un seul coup de klaxon. Peu de gens sur les trottoirs. Le contraste avec l'Amerique
du sud!
Samedi, nous prenons la direction de San Francisco et puis de Las Vegas...
Retour au début de la
page
05 janvier
Le plus dur, pendant le voyage, c'est ca. Quitter les gens que l'on apprecie.
Ce n'est pas le vent. Ce ne sont pas les montagnes. Ce n'est pas la pluie.
Ce n´est pas le froid. Ce n´est pas la chaleur...
Hier encore, lorsque nous avons quitté la Maman d'Adriana, c'était
un moment très difficile. La gentillesse de cette famille, leur disponibilité,
leur façon de nous mettre à l'aise. Nous nous sentions chez
nous. Les larmes dans les yeux d'une Maman, ce sont des images qui restent.
Comme pour Ramon, comme pour Carmen, Alvaro, Lucia, Jorge...
Nous avons donc quitté Arequipa le coeur gros...et pris la route
vers des paysages...qui ne nous ont pas remonté le moral. Le désert,
la vie en moins. Pas un signe de vie. La désolation. Pas un bruit.
Sauf le vent fort dans nos oreilles.
Enfin, nous avons quitté Arequipa des souvenirs plein la tete! La dinde
de Noël de 12 kilos (et sa non moins folklorique cuisson dans un four
de boulanger), le nouvel an à Cuzco avec un groupe d'Argentins dejantés,
les achats de Noël, les petits dejeuners et les jus de fruits d'Adriana
et de sa maman, la visite du magnifique Machu Picchu. On en oublie certainement.
Pendant des jours, nous avons été comme des rois, comme chez
nous en fait. La Maman nous ayant même fait des sandwiches (ainsi que
quelques autres achats) pour la route. Autre surprise de la Maman : une interview
pour Canal N, une chaîne télévisée nationale. Ce
qui fait que j'ai (Carl-Eric) donné ma troisième interview...en
espagnol. Autant dire que c'était encore du grand art espagnol!:))))
C'est à chaque fois un plaisir de donner une interview dans un langue
que je ne maîtrise pas du tout. Ah non:)))
Après cela, nous avons donc repris la route.
Pour nous diriger cette fois vers Lima, en longeant la cote. Une côte
jusqu'à présent déserte. Et d'apèes nos informations,
elle va rester désertique. Mis à part les lignes de Nasca, il
ne devrait pas y avoir beaucoup de sources de distractions.
Dans quelques jours, nous serons donc à Lima où nous prendrons
l'avion pour Los Angeles, où d'apres les informations envoyées
par notre papa (qui est pour nous un super éclaireur), la Californie
connaît sa plus grande tempête depuis 10 ans ! Croisons les doigts
pour que ça cesse rapidement et que tout soit réglé à
notre arrivée! Sinon, on achètera des cerfs volants qu'on attachera
aux velos!:))).
Retour au début de la
page
02 janvier
Une année de plus qui se termine! Une année qui pour nous aura
été riche en rencontres, en découvertes, en kilomètres
parcourus. Et une année qui s´est également terminée
de superbe manière!
Depuis Arequipa, où nous avons passé une très belle
fête de Noël dans la famille d´Adriana, l´amie de Carmen,
de Buenos Aires, nous nous sommes rendus, en bus cette fois, à Cuzco,
d`où nous sommes partis visiter le célèbre site du Machu
Picchu. Nous ne pouvions et ne voulions pas rater ça!
Dès notre arrivée à Cuzco, une seul mission pour nous
: trouver nos différents billets pour nous rendre au Machu Picchu...
Mission qui ressemble un peu au parcours du combattant. Entre l´Institut
National de la Culture, où nous avons acheté les billets d'entrée
pour le site, la gare pour les tickets de ce cher train (à prendre
au premier sens du terme!) et les renseignements au Bureau d'Information,
nous aurons consacré pour tout ça une bonne partie de notre
première journée à Cuzco..
Après une matinée passée dans des bus locaux et une
nuit courte (lever à 4h15 pour prendre le train de 5h30) à Ollantaytanbo,
nous avons découvert ce fameux Machu Picchu! Et le spectacle en vaut
réellement la chandelle, tellement le site est magnifiquement préservé
et l'environnement impressionant! Pendant une journée, nous avons donc
arpenté les escaliers (nombreux!) et les terrasses vertes du Machu
Picchu ET du Waynapicchu...qui nous a bien fait suer! Il faudrait, en lieu
et place de visite, plutôt parler de journée de randonnée.
Le lendemain, nos jambes nous ont bien rappelé que les muscles sollicités
pour marcher ne sont pas les mêmes que ceux pour pédaler!:)
De retour à Cuzco, nous avons fêté le passage à
l´an 8 avec un groupe de très sympathiques Argentins. Et quel
passage! On nous avait décrit cette ville comme pleine d´énergie!
Et effectivement, quelle foule sur la place centrale, la Plaza de Armas, où
chacun ou presque y allait de son pétard! On n'avait plus de tympans
tellement les explosions étaient nombreuses et assourdissantes! A peine
les douzes coups de minuit sonnés, la tradition, à laquelle
nous n'avons pas manquée, veut que que chaque personne fasse 12 fois
le tour de la place en courant. Bon, nous, on s'est arrêté à
une fois! Bien assez vu le monde sur la place.
Aujourd'hui, nous reprenons le bus pour Arequipa d'où nous repartirons,
sur nos vélos entretenus et nettoyés, en direction de Lima...
25 décembre
Depuis presque deux semaines maintenant, nous n’avons plus donné
de nouvelles!
Il est donc temps de nous rattraper et aussi de vous souhaiter à tous
un JOYEUX NOWEEEEEEL! Nous espérons que le Père Noël vous
a bien gâté cette année encore!
Depuis le dernier mail, nous avons visité Punos, près du lac
Titicaca et son village flottant, Uros, dont on voit une photo sur le site.
Très beau. Quoique encore une fois très touristique. Les ballades
en bateau (et dans les autres moyens motorisés d’ailleurs!) organisées,
ce n’est décidément pas notre tasse de thé.
Le lendemain, nous avons quitté la ville...avec la pluie en prime
pendant les deux premières heures! Pas si grave que ça avec
tout notre équipement, tout notre attirail, prévu a cet effet!
Trop fiers que nous étions de ne pas être trempés, et
ce grâce a nos MA-GNI-FIQUES ponchos! Au pays du poncho, de toute façon,
on ne dénotait pas trop...
Les jours qui ont suivi, on a traversé des montagnes d’une nature
sauvage superbe. Superbe, mais vraiment désertes, très très
froides, très venteuses. Pendant plusieurs jours, des vents TRES forts
et GLACIAUX de face nous ont battus les oreilles. Nous avons donc du faire
face à des montagnes très...montagneuses!
On s’explique! En regardant la carte, on avait constaté qu’Arequipa
était situé plus bas que Puno, du point de vue de l’altitude.
On pensait donc qu’on allait descendre progressivement! Que nenni! On
est monte jusqu’à 4.600 mètres d’altitude, avec
des vents supers forts de face... Le pire étant le froid une fois posé
le soir. Parce que très pauvres, ils ne chauffent pas les pièces,
les chambres. Resultat? Première chose qu’on faisait quand on
arrivait dans la chambre, c’était se mettre dans notre sac de
couchage pour nous réchauffer un peu! Pour le repas, on gardait nos
vestes, polaires,...
Enfin, les paysages magnifiques nous réchauffaient la journée
et puis, on avait la satisfaction d’être dans des régions
ou presque aucun touriste ne passe, étant donné que tout le
monde prend la route de Cuzco! Aucun "backpackers" comme on dit
en anglais (on pourrait traduire ça par "voyageurs sac au dos").
Au bout de quatre jours de désert montagneux ou de montagnes désertes,
nous sommes arrivés à Arequipa, chez l’amie de l’amie
qui nous a accueillis à Buenos Aires!
Et là, quel accueil encore une fois! D’une gentillesse et d’une
disponibilité, notre famille d’accueil nous a gâté!
Avec même des oeufs, des jus de fruits et autres bonnes choses au petit
déjeuner!!! Tant et si bien que dés notre arrivée, nous
avions nos billets pour Los Angeles pour 530 euros par personne! Plus rapide
et un peu moins stressant qu’à Dakar;).
On a donc, dans cette ville d’un million d’habitants, repris
les habitudes urbaines : shopping de Noël pour la famille, BURGER KING!!!!,
DVD a la maison,...
Nous avons donc passé la veille de Noël avec eux. La mama a cuisiné
TOUTE la journée! Elle n’a pas arrêté et surtout
elle ne voulait pas de notre aide! Enfin, comme dirait Coluche, "ne nous
aide pas, on est presse" devait elle penser, tellement on est nul en
cuisine et autres travaux manuels! Bien vu la Maman:))
Le clou de la soirée ayant été une dinde de 12 KILOS
pour...nous 5!!!! Autant dire qu’on n’a pas tout fini! Il a même
fallu aller la conduire dans un four à pain de boulanger près
de chez eux, la dinde ne rentrant pas dans leur four "maison"....
Voilà voilà nos aventures de ces derniers jours! On en donc
un peu profite pour bien manger et goûter les plats locaux, pour se
reposer, pour sortir un peu...
Demain, on prend le bus pour Cuzco et pour visiter le Macchu Picchu. Retour
ici aux alentours du 2-3-4 janvier, en route pour Lima en vélo et puis
on prend l’avion pour les Etats-Unis le 18 janvier!
Retour au début de la
page
Bolivie

14 décembre
Après le Salar de Uyuni, direction Oruro... Nous passons une journée
dans cette ville minière qui ne nous attire guère. Nous en profitons
pour faire un petit entretien de nos vélos. Le soir, alors que nous
sommes attablés dans un petit snack, nous voyons passer dans la rue
la répétition d´une troupe du célèbre carnaval
de la ville. Un spectacle inattendu et haut en couleur ! Une très agréable
surprise colorée et musicale !
Le lendemain, en route vers Patacamaya. 130km pendant lesquels nous roulerons
entre des montagnes vierges de presque toute végétation. Route
excellente ! Nous pouvons même bénéficier d'une pseudo
piste cyclable...que nous emprunterons encore le jour suivant pour rejoindre
El Alto, à coté de La Paz. Ville croupion de la capitale bolivienne
que nous ne finissons pas de pénétrer ! Des kilomètres
et des kilomètres de route encombrée par la circulation, la
pollution (on a l'impression d'être constamment avec des gaz d'échappement
dans la bouche !), les coups de klaxons incessants,... On a connu des fins
de journées meilleures !
C'est avec hâte que nous sortons de la ville jour suivant...pour nous
diriger vers le lac Titicaca, le plus haut lac navigeable au monde. Et le
spectacle est au rendez-vous ! Et les côtes aussi sont au rendez-vous.
Ca, c'était moins attendu ! Pour rejoindre Copacabana, nous montons
jusqu'à 4250 mètres d'altitude, par un froid qui nous glace
les os ! Transpiration et froid glacial ne font pas bon ménage... A...cette...altitude,...à...chaque...fois...qu'on...retient...sa...respiration...pour...
ne pas... inhaler... les gaz d´échappements...des quelques cars
et camions... qui nous dépassent,...c'est...presque...l'asphyxie !
Et aujourd'hui, nous sommes à Puno...après avoir emprunté
une des routes les plus mauvaises, jusqu'à présent, de notre
voyage. On parlerait plutôt de "mauvaise piste asphaltèe"
!
Retour au début de la
page
09 décembre
Et voilà. Nous sommes en Bolivie.
Depuis, nous avons fait toute la route du nord-ouest de l’Argentine
vers la Bolivie. Une route toujours aussi magnifique, perchée à
3600-3700 mètres d’altitude. Les paysages toujours aussi grandioses
et superbes. Tilcara, Purmamarca, Humahuaca, autant de noms de villes et de
villages où les montagnes, les paysages nous en ont mis plein la vue!
Nous avons fait une partie de cette route avec Maurice et Miranda, un couple
de Hollandais habitant la commune de Fourons. Super sympas.
En plus d'être super sympas, ce couple de Hollandais nous a quand même
sortis d'un embarras certain qui nous suivait depuis plusieurs longues journées!
Nous avons perdu notre carte de banque Maestro et essayions depuis plusieurs
jours de retirer de l’argent avec la Visa. Sans succès. Toujours
sans succès. "Code erroné" comme même réponse!
Un peu comme à Dakar...sauf que là, ça avait fini par
marcher! Donc, notre papa nous a bien aidés en demandant un nouveau
code...qui ne fonctionnait pas non plus...en redemandant un nouveau code...que
nous avons pu activer...à la dernière ville argentine! Plus
de stress avec les cartes que sur la route!
Plusieurs cyclo-voyageurs bien chevronnés rencontrés sur la
route et venant de Bolivie nous avaient conseillés de prendre le train,
tellement la piste de Villazon à Oruro est excécrable. En cause
en partie de la saison des pluies actuelle. Une expérience aussi que
de prendre ce train avec un arrêt de deux jours au Salar de Uyuni qu'on
ne voulait ABSOLUMENT pas rater!
Mais une ENORME déception puisque, toujours à cause de cette
saison des pluies, 30 cm d'eau recouvraient tout le début du Salar
et le rendaient donc très difficilement praticable en vélo!
On s'est donc rabattu, la mort dans l’âme, sur un tour d’une
journée en jeep...qui finalement s'est avéré suffisant.
Spectable magnifique cependant que l’eau sur le Salar !
Nous sommes aujourd'hui à Oruro, une ville minière tout à
fait triste et pour ainsi dire peu accueillante! On repart demain en direction
de La Paz. On a hâte de reprendre les vélos!
Retour au début de la
page
Argentine
Séquence du : 27
oct. 07 | 28
oct. 07 | 17
nov. 07
26 novembre : Argentine
Une semaine plus tard, nous voilà à Tafi del Valle, dans la
Province de Tucuman, au nord de l'Argentine.
Depuis la semaine dernière, nous avons enchaîné les
étapes de 100,120,130 et même 160km (notre deuxième plus
longue étape depuis le début de notre périple). Les grands
espaces plats nous ont bien aidé sur ce coup-là, c'est vrai.
On a traversé des centaines et des centaines de km de champs. On voit
ce que c'est maintenant l'Argentine agricole! Les agriculteurs partent même
pour plusieurs jours quand ils vont travailler au champ, tellement les espaces
sont immenses! Ils emportent leur "roulotte" avec eux pour la durée
du travail!
Après les champs, nous avons eu l'immence chance de traverser des
salines...où il n'y a strictement rien! Raison pour laquelle nous avons
dû faire ces 160km...avec un pic de températures à 51
degrés! On a bien cuit ce jour-là sous le soleil brûlant!
Lors de ces 160km, un Argentin s'arrête pour nous offrir de l'eau fraîche.
Un fois redemarré, on constate que sa plaque minéralogique commence
par "AMI". Quand la réalité dépasse la fiction!
Au niveau du logement, nous avons un peu innover cette semaine. Nous disant
que les Argentins avaient l'air hospitalier, nous avons tenter l'option "municipalité".
Et ça a marché! À trois reprises, les communes nous ont
offert non pas le gîte dans une salle communale ou autre mais bien un
nuit dans l'hôtel du village (l'Argentine étant un grand pays,
les voyageurs sont nombreux et donc les hôtels, même si modestes,
le sont aussi et en général bien tenus)! On n'en revenait pas!
Nous avons également été accueilli chez un habitant super
sympa et hier dans une salle de catéchisme, mise à disposition
par le "Padre" du village.
Autre rencontre brève mais tellement forte. Hier, pour midi, nous
avions envie de sucré (oui, ça arrive, même au pays de
la viande...). On s'arrète donc dans une boulangerie dans un petit
village, on achète six pâtisseries et on demande où on
peut boire un café. La femme ne fait ni une deux, elle nous invite
non seulement à boire le café chez elle mais nous offre aussi
pain, dulce de lecche et confiture! D'une gentillesse encore une fois!
Autre grand moment de la semaine... Jeudi dernier, nous nous arrêtons
dans un autre petit village, sur le temps de midi pour retirer de l'argent.
Les banquiers sortent tous, attirés par notre accoutrement, nous posent
les questions habituelles et, au moment de partir, l'un d'eux nous demandent
combien de temps on compte rester au village. "Une heure, pas plus. Le
temps de manger" répont-on. "Ok, j'appelle la télévision
locale".
On avait à peine terminé nos sandwichs que le journaliste et
le caméraman arrivaient!! J'ai donc donné une interview...en
Espagnol!! Un grand moment de télé et surtout d'Espagnol! Et
c'est pas fini! Le soir, on s'adresse à la commune pour trouver un
endroit pour dormir. Devant la Secrétaire communale, Adrien raconte
l'épisode de l'interview. Ça n'a pas manqué! Elle a appelé
LEUR télé locale! J'ai donc eu droit à une 2ème
interview le même jour!
La montagne, c'est parti pour un bon moment! On va mouliner sec!
Retour au début de la
page
20 novembre : Argentine
Cela faisait longtemps que nous n’avions pas donné de nouvelles...
mais les voici ces nouvelles fraîches depuis Santa Fe, à 500
km au nord de Buenos Aires.
Après donc avoir atterri à Buenos Aires, nous avons passé
une semaine superbe en compagnie des deux personnes les plus gentilles de
la Terre : Carmen et son frère Alvaro (voir photos sur notre site pour
ceux qui veulent). Ils nous ont fait découvrir leur ville et surtout
nous ont fait aimer cette ville!
Après avoir repris goût quelques jours à la vie de citadins
(avec même un petit cinéma!), nous avons repris nos vélos
pour continuer notre voyage! Il a bien fallu quitter Carmen et Alvaro qu’on
ne remerciera jamais assez de nous avoir accompagnés, guidés
pendant toute cette semaine.
A Tigre, après un tour en bateau sur le Delta, nous avons dormi dans
la plus belle des auberges de jeunesse que nous ayons vu jusqu’à
présent! Là, nous avons pris nos renseignements auprès
d’Eduardo, un employé de l’auberge, concernant la route
a prendre pour sortir de la ville et nous diriger vers le nord, vers Santa
Fe... Après nous avoir tout expliqué, il nous dit : "Vous
partez à quelle heure demain? 9h? Ok, je viens avec vous pour vous
montrer le chemin." D’une gentillesse, on vous avait dit...
Les deux jours qui ont suivi, nous avons appris à rouler sur... l’autoroute,
qui constituait souvent pour nous rendre vers Rosario et Santa Fe l’unique
moyen d’y arriver sans faire d’interminables détours. Trouver
des cyclistes sur la bande d’arrêt d’urgence de l’autoroute
semble ici normal (malgré les panneaux aux entrées d’autoroute
leur interdisant l’accès). Aux péages d´ailleurs,
pas de soucis avec les policiers . On a même vu un gars collé
a un camion profitant de l’aspiration du poids lourd!! On croyait avoir
tout vu ou presque !
Autre episode incroyable de notre route vers Rosario. Il est environ 14h.
Nous avons fait à peine 62km depuis le matin. La cause : un vent fort,
de face, qui nous empêche d’avancer comme on le voudrait. Notre
compteur descend parfois a 10km/h. On décide de s’arrêter
a une station essence (On est sur une autoroute, pour rappel:)) pour se reposer
un peu et examiner la carte pour voir ou on pourra passer la nuit. Initialement,
on avait l’intention de rejoindre Rosario mais ce ne sera pas possible.
Alors qu’on se pose, trois ambulanciers nous accostent et nous posent
des questions sur nous, notre voyage, notre destination,... D´abord
peu enclins à leur faire la causette, on leur explique que le vent
fort nous empêche d’avancer et qu’on ira pas aujourd’hui
a Rosario,...,... Après quelques minutes de conversations, ils nous
proposent de mettre nos vélos, nos bagages dans leur ambulance!!! Pas
certains d’avoir bien compris, on se regarde, tellement ça parait
surréaliste! Mais oui, on a bien compris. Alors, après quelques
secondes d’hésitation, on y va! Parce que nous avons entrepris
ce voyage pour vivre des expériences avant tout d abord! Nous avons
choisi le voyage par le vélo et non pour le vélo !
Quelques minutes plus tard, nous étions donc dans une ambulance, sur
l’autoroute, en route vers Rosario. On n en revenait pas! Les ambulanciers
nous ont même fait une petite visite guidée de Rosario...pour
finalement nous débarquer à quelques mètres de l’auberge
de jeunesse. Ou l’accueil a été tout aussi excellent.
Prévenus par l’auberge de Tigre, ils nous attendaient, nous ont
offerts les deux nuits sur place (comme à Tigre d’ailleurs) et
accueillis avec un large sourire! Je vous disais que ces Argentins étaient
incroyables!
Là nous avons passé une journée avec Lucia, la soeur
de Carmen et Alvaro, et Alvaro... Lucia qui elle aussi a le coeur sur la main.
Elle nous à d’ailleurs invité à dîner dans
son petit appartement qu’elle partage avec une autre étudiante.
Elle nous a lâché une phrase que nous n’oublierons pas
de si tôt : "L'appartement est petit mais le coeur est grand".
Tellement vrai!
Après les avoir laissés, nous avons repris la route pour deux
jours vers Santa Fe, ou le papa (Jorge) de Carmen, Alvaro et Lucia nous attendait
a son tour!
Arrives vers 16-17h, nous avons pris un bus à 00.45 en direction d’Iguazu
à l’extrême nord-est du pays, la ou se trouvent de magnifiques
chutes. Spectacle grandiose !
Retour au début de la
page
Sénégal
23 octobre : Sénégal
- Argentine
Depuis quelques jours, nous sommes arrivés à Buenos Aires,
en Argentine. San Telmo, Puerto Madero, El Caminito,... Autant de quartiers
qui font de cette capitale de plus de 8 millions d'habitants une ville magnifique
et agréable...
Mais pour y arriver, nous avons vécu quelques (més)aventures
quelque peu stressantes...
Rétroacte.
Depuis l´Hôtel Mermoz et l'accueil EXTRA-ORDINAIRE de son propriétaire
Philippe Le Grand (et Consul Honoraire de Belgique s'il vous plaît),
pas mal de stress donc, quelques centaines de kilomètres en vélo
et plusieurs milliers en avion.
Alors, commençons par le début. Après Saint-Louis, nous
avons trouvé à Thiès à 60 km de Dakar une auberge
tenue par un couple de liégeois. Où nous avons dégusté
de délicieux et authentiques...boulets a la liégeoise!!! Oui,
vous lisez bien! Comme quoi, le monde est petit et les Belges sont partout!
Le lendemain, en route vers Dakar où le seul mot que nous avions à
l'esprit était le mot "chaos". Embouteillages, voitures partout,
dans tous les sens, dans toutes les directions, la pollution (nos poumons
en ont encore pris pour leur grade)... Avant d'arriver dans la capitale sénégalaise,
un adjudant-chef nous interroge sur notre parcours, notre voyage. En guise
d'au revoir, il fait un pas en arriere, le salut du gendarme et s'exclame
haut et fort : "L'Afrique vous respecte!" Encore une image
magnifique qui va nous rester en tête!
Arrivés à Dakar, nous nous posons rapidement et nous rendons
au guichet de la TAP Portugal pour retirer nos billets que nous avions pré-réservés.
Arrivés là-bas, on nous annonce le plus naturellement du monde
que "malheureusement, il y a une grève des pilotes à
Lisbonne. Donc tous les vols sont annulés entre le 24 et le 26 octobre".
Pas de chance, on passe par Lisbonne et on devait partir le 25! La chance
que, partant le 8 juillet en vélo de Namur, il y ait une grève
le jour de notre départ de Dakar des pilotes quand même infîme,
nous aurions peut-être dû jouer au Lotto ce jour-là!!
Retour à la case départ ou presque donc! Nous ne voulons pas
retarder notre départ au mois de novembre. Chaque jour sur place est
un jour qui nous coûte...
On est donc parti pour un tour des compagnies aériennes : AlItalia,
South African,...pour finalement tomber sur... Monique (on ne l'oubliera pas
Monique!) chez Iberia, qui nous dit : "Je vais voir ce que je peux
faire". On quitte les bureaux en se disant "On verra bien,
on a de toute facon réservés le 31 avec la TAP, au plus tard..."
Le lendemain matin, nous avons rendez-vous avec Pierre Hazette, le délégué
de la Région wallonne et de la Communauté francaise. Il nous
parle de son travail et des nombreux projets au Sénégal. On
le quitte et refait le tour des compagnies en commencant par Iberia. Monique
nous annonce qu'elle a trouvé une place pour...le soir même,
en passant par Rio. On prend! "Je vais essayer de trouver une deuxième
place mais je ne promets rien" Rendez-vous après la pause
midi à 14h30 chez Iberia.
À 14h30, nous sommes à la porte de chez Iberia, Après
de trop longues minutes d'attente à notre goût, c'est à
nous : "Voila, c'est bon, j'ai deux places." On n'en revient
pas!!! On aurait bien embrasser Monique!! Pour moins cher que prévu
initialement !!
Mais le meilleur reste à venir! Il faut payer les billets. Au moment
de faire le code de ma carte de crédit, première tentative "
CODE FAUX". Deuxième tentative : "CODE FAUX"... Attention,
nous dit Monique, 3ème tentative fausse et votre carte est bloquée.
Nos nerfs sont mis à rude épreuve! Nous faisons le tour de tous
les codes qui pourraient être le bon, en étant pourtant certain
de notre coup! Nous allons à la banque pour voir s'il n'y a pas un
autre moyen de retirer l' argent...
Pour rappel, il est à ce moment environ 15h,15h30 et nous sommes censès
partir à 22h55....
À la banque, même réponse évidemment : "le
seul moyen, c'est la VISA". On tergiverse encore un peu et puis
nous décidons de tenter la dernière chance. "De toute facon,
on n'a que cette solution et nous sommes certains du code malgré ce
que dit la machine!" Troisième essai. Message du terminal : "CODE
FAUX" Nous partirons donc pas le soir même...
Sauf que le guichetier nous dit "Attendez. ça a l'air de passer.
La transaction a l'air de se faire normalement." On n'en croit pas
nos oreilles. On ne comprendra décidément jamais!
Terminal : "Transaction annulée". On interroge le
guichetier... "Non, non, c'est bon! Vous, les Occidentaux êtes
toujours trop pressés... " On a frôlé la crise
cardiaque quand même!! :)
L'argent en poche, on prend nos billets, on remercie Monique et on prend un
taxi pour l'appartement et faire les bagages. Il est 17h.
Pour se rendre à l'aéroport, nous avons encore droit à
des pistes, des déviations, des embouteillages. Une fois sur place,
on emballe les vélos, les bagages et on attend. Ni problème,
ni surprise ici.
Stop à l'aéroport de Las Palmas, 6h à l'aéroport
de Madrid (où nous retrouvons le froid, la pluie (mais de l'interieur:)
et la propreté...
À Rio De Janeiro, notre avion atterrit à 19h (au lieu de 18h30).
Notre avion pour Buenos Aires décolle à 19h30...et les hôtesses
nous certifient que nous allons rater la connection. Les premiers à
sortir de l'avion (on avait eu un traitement de faveur, on avait trouvé
pour nous deux places libres en business, à l'avant donc...), un employé
de chez Iberia nous attend à la sortie de l'avion pour nous annoncer
que tout est réglé. Ouf!!
Arrivée à Buenos Aires la nuit du 24, accueil par Carmen et
son frère Alvaro. Vélos à l'arrivée (un peu endommagés)
mais pas les valises (qu'on recevra un jour plus tard)... Jusqu'au bout on
vous disait :-)
Sentiment bizarre de se réveiller dans une ville d'Amérique
latine alors que 24h plus tôt nous étions en Afrique (surtout
dans les conditions de départ que nous avions connues).
Depuis, nous avons goûté la viande, la glace, ledulce de lecche,
les empanadas,...
Retour au début de la
page
15 octobre
Très difficile de quitter une personnage aussi attachant que notre
ami Ramon! Mais nous sommes obligés de continuer notre chemin. C'est
aussi ça un voyage comme le nôtre...
Tout se lie contre nous pour nous empêcher de quitter la ville. Il nous
faut près de deux heures pour sortir de la ville, qui s'apprête
à fêter la fin du Ramadan. Tout le monde veut son mouton. Les
embouteillages bloquent tout à fait la ville.
Finalement, nous sortons de la ville, non sans dire au revoir à Ramon
qui a tenu à nous accompagner jusqu'à la sortie de la capitale...
Nous rallions Rosso en deux jours. La route n'est pas bonne. La santé
d'Adrien non plus. Il peine à faire ces kilomètres mais il se
fait violence et mort sur sa chique.
Nous rentrons dans l'Afrique noire. A chaque village traversé, nous
avons l'impression d'être des coureurs du Tour de France tellement les
encouragements sont nombreux. Passés la frontière, nous sommes
des "toubabs" ici, des européens, des blancs, des occidentaux.
Et le signes de la main, les sourires sont encore plus nombreux.
Nous arrivons à Saint-Louis, invités par Philippe Le Grand,
propriétaire du mangnifique Hôtel Mermoz...et Consul Honaire
de Belgique ! Nous y resterons quelques jours avant de rejoindre Dakar.
Retour au début de la
page
Mauritanie
Séquence du : 06
oct. 07 | 07
oct. 07
12 octobre
Chaud, on a eu chaud pendant la liaison entre Nouadhibou et Nouakchott!!
On a réellement pris la mesure du mot "fournaise" ces derniers
jours avec des températures grimpant jusqu’à 50 degrés.
Pour sortir de la baie au bout de laquelle se trouve Nouadhibou, nous avons
décidé de "prendre" le fameux train le plus long du
monde qui achemine les minerais de fer dans la ville du nord du pays. "Prendre"
le train à ne pas comprendre au sens où on l'entend en Europe!
Nous avons hissé les vélos et les sacoches en un temps record
dans la benne de plusieurs mètres de haut, grâce à l'aide
précieuses de plusieurs Mauritaniens.
Quelle expérience unique, extra-ordinaire que de prendre ce train!
En deux heures de trajet, nous étions couverts d'une couche épaisse
de poudre de minerais de fer, de sable et de fumée de charbon. Mais
un moment qui restera gravé dans nos mémoires, c'est certain!
Les trois jours qui ont suivis ont été aussi denses! Une vraie
fournaise, des températures jusqu'à 50 degrés, le sable
qui s'infiltre partout, l'eau trop précieuse que pour se laver (pas
très gai de se coucher du sable sur tout le corps:)), pas d'information
fiable pour les ravitaillements et pour la présence d'auberges, de
khaïma sur notre route. Arrivés à Nouakchott, nous n'avions
qu'une seule envie : une boisson fraîche, une douche, un bain d'Aquarius!!
Et notre voeu a été presque entièrement exaucé.
Arrivés dans la capitale mauritanienne, nous appelons un Espagnol croisé
sur la route un jour plus tôt. Il nous a laissé sa carte et proposé
le gîte. Comme par miracle, il apparaît deux minutes plus tard,
montre en main!
"Je crois que d'abord, vous allez prendre une bonne douche non?"
Une fois de plus, nous n'en croyons pas nos oreilles. Et nous n'étions
pas au bout de nos surprises! En moins de temps qu'il ne faut pour le dire,
nous nous sommes retrouvés invités par Ramon dans le meilleur
restaurant de la ville avec steak, frites, houmous, filet de boeuf et...bières!
On n'en croit pas nos yeux. Nous sommes quand même dans une République
islamique, pendant le Ramadan. Quoiqu'il en soit, nous savourons doublement
ces bières. On ne se refait pas! On est, on naît belge...
Retour au début de la
page
04 octobre
La Mauritanie. Nouadhibou. Nous y sommes. "Enfin!" aurait-on envie
de dire! Les centaines kilomètres que nous venons de parcourir dans
le Sahara Occidental n'auront pas été les plus intéressants
de notre voyage. Et c'est peu de le dire. Le paysage est plane, monotone et
quasi identique pendant toute la traversée. Enfin, à Dakhla,
nous avons croisé la route de Pierre Schuler, un Strasbourgeois de
60 ans qui a entrepris de faire, seul, le trajet Montpellier-Nouadhibou en
vélo lui aussi. Pourquoi ne pas faire la route ensemble? Une fois un
petit soucis téléphonique réglé de son côté,
la décision est vite prise. Nous ferons les kilomètres ensemble.
Faire le trajet jusqu'en Mauritanie à trois aura été
agréable. Les journées auront été remplies par
nos conversations.
De belles rencontres aussi!: arrivés en fin de journée au milieu
de nulle part, nous ne savons toujours pas où nous dormirons. Nos informations
quant à la présence d'une station d'essence sont fausses. Nous
nous adressons à une voiture arrêtée au bord de la route.
Ce sont des pêcheurs. Nous dormirons dans leur campement, au bord de
l'océan atlantique! Avec dégustation de thé sous leur
tente.
Lors de cette même journée, nous sommes sur cette route interminablement
rectiligne. Arrivé d'une camionette Mercedes. Par la fenêtre
du conducteur, passe un paquet de dattes. Comme tombés du ciel, cette
camionnette s'arrête. Le conducteur nous offre jus de fruits, cakes,
eau et dattes. Incroyable! Ce type nous a vu au loin et n'a pas hésité
à nous offrir des vivres. Ces gens sont in-cro-yables!
La traversée du Sahara nous aura apporté la plus belle, la plus
improbable rencontre de notre voyage jusqu'à présent!
Ici à Nouadhibou, nous avons été reçu par le directeur
de l'Alliance française, avec qui nous resterons d'ailleurs en contact
pour la Mauritanie (avec une surprise à Atar, je n'en dis pas plus).
Il nous invite le soir de notre arrivée à dîner chez lui
avec bière et un Bourgogne blanc comme accompagnement. Le bonheur!
Dans un pays musulman, pendant le Ramadan, il ne s'agit même de penser
une seconde à une seule goutte d'alcool... Les plaisirs simples de
la bouche nous manquent, on doit bien l'avouer.
Demain, nous prenons le plus long train du monde pour sortir de Nouadhibou.
Quelques chiffres : deux kilomètres, trois locomotives, 50 km/h. Après,
directions Nouakchott via la toute nouvelle route qui relier les deux villes
les plus importantes du pays. Il va falloir assurer au niveau du ravitaillement
car les températeurs atteignent 50 degrés. Mais les informations
données par le directeur de l'Alliance sont rassurantes.
Retour au début de la
page
Maroc
Séquence du : 08
sept. 07 | 09
sept. 07
26 septembre
Hier 24 septembre, nous sommes arrivés à Laâyoune, la
ville la plus au nord et la plus importante du Sahara Occidental. Nous n'arrêtons
pas de croiser ici des militaires et des gros 4x4 estampillées "UN".
Ambiance étrange... Atmosphère de ville occupée... Et
pour cause, la situation du Sahara Occidental n'est pas encore réglée
au regard du droit international. Adrien et moi profitons de la présence
des Nations Unies dans la ville pour rencontrer quelques "officers"
qui nous expliquent en long et en large la situation sur place.
Après quelques palabres, nous nous posons à l'hôtel. Alors
que nous sommes en train de marcher à la recherche d'un snack, un marocain
nous accoste. "Bonjour! Adrien? Carl?". Jaouad, le cousin de Yassin
que nous avons rencontré à Khemisset et avec qui nous sommes
restés en contact, nous a reconnus...grâce à notre site
Internet qu'il a visité et dont il connaît absolument tout !
Nous sommes "sur le cul" ! Nous devions le rencontrer le lendemain
de notre arrivée. Il devait nous remettre un cadeau de Yassin, deux
chèches (coiffe traditionnelle des hommes du désert). Tout à
fait par hasard, il nous a croisés dans la rue. Dans une ville de 200.000
habitants ! C'est aussi ça qui fait le charme des voyages...
Demain, direction Boujdour. Nous devrions rester encore une dizaine de jours
au Maroc.
Retour au début de la
page
17 septembre
Voilà, c'est fait. Nous sommes montés sur le toit de l'Afrique
du Nord, à savoir le Djebel Toukbal qui culmine à 4167 mètres
d'altitude. Une ascension qui, même si elle demande un minimum de souffle
et de condition physiqe, n'est pas du tout technique. Après avoir passé
la nuit au refuge, tenu de main de maître par Lidia, du club alpin français
à Imlil, nous avons pris le chemin vers le refuge du Toukal, toujours
du Club alpin français, qui, lui se situe à 3207 mètres.
Nous y avons trouvé cet inexplicable ambiance, faite d'odeur de bois,
de chaussure de rando huide, d'adrenaline,... On adore! Dimancha matin, lever
à 5h30 pour débuter l'ascension proprement dite. Et 2h plus
tard, la récompense était au rendez-vous. Une vue imprenable,
un ciel sans nuages. Mangnifique. Le temps de redescendre au refuge du Toubkal
pour déjeuner en compagnie de français de Haute-Savoie, nous
avons repris la route du refuge d'Imil. Au total sur la journée, plus
de neuf heures de marche et près de 3400 mètres de dénivelés.
Aujourd'hui, nous avons les jambes dures comme du bois mais des images plein
la tête!
Retour au début de la
page
11 septembre
Voilà, nous avons repris la route. Après plus de dix jours
passés à Fès, nous sommes remontés sur nos destriers.
Quelques jours bien nécessaires pour récupérer de la
tourista (quelques épisodes bien croquignollesques...a posteriori:))
et des cinq kilos perdus chacun! Plus quelques jours en ce qui me concerne
(Carl-Eric) avec Florence pour passer une semaine de vacances en amoureux;).
L'itinéraire que nous avons choisis pour rejoindre Marrakech passait
par Meknès, Khemisset, Oued-Zem. Pas le plus bel itinéraire
mais le plus facile... Et à chaque ville ou village, un accueil toujours
aussi extraordaire. Presque automatiquement, la première maison où
nous frappons nous accueille avec beaucoup d'enthousiasme. Quelques minutes
après notre arrivée, nous nous retrouvons systématiquement
un verre de délicieux thé à la menthe dans une main et
une galette ou un biscuit dans l'autre... Chaque soir, c'est pour nous l'occasion
de découvrir un peu plus les Marocains. Des gens vraiment extraordinaires!
Et même si la religion musulmane - nous l'avons appris dans une de nos
familles hôtes - recommande l'accueil des étrangers, on a souvent
l'impression qu'il y a plus que ça chez les Marocains.
Fin de cette semaine, nous laisserons nos vélos à Marrakech
pour entreprendre l'ascension du Mont Toubkal (4167 mètres), le toit
de l'Afrique du Nord, au départ du refuge du Club Alpin Français
d'Imlil. De belles images en perspectives!
Retour au début de la
page
22 août
Lentement mais sûrement. C’est le mot d’ordre depuis que
nous sommes sur le sol marocain. La chaleur mais surtout les côtes nous
obligent à adapter notre rythme. Et pour preuve, hier, pour arriver
dans la ville de Chefchaouen, nous avons eu a gravir une côte de 6,5
km, avec des pics à 14%, et sous des températures allant jusqu'à
43 degrés. Sans le moindre souffle de vent évidemment :-). Sur
à peine 60 km parcourus hier, nous avons eu 1.300 mètres de
dénivelles !
Mais l'accueil des Marocains est toujours aussi surprenant et incroyable.
Une voiture sur deux nous fait un signe d'encouragement ! Depuis la famille
d'Hassan El Alami, nous avons été reçus par d'autres
belgo marocains. On reprend la route demain. Nous devrions être à
Fez pour la fin de la semaine.
Retour au début de la
page
18 août
Dimanche 18 août. Nous avons passé notre première
nuit au Maroc. Et quelle nuit! Hier, nous avons quitté Algeciras. Nous
avons pris le bateau jusque Ceuta et passé la frontiere marocaine.
Enfants de l'U.E., nous ne sommes plus habitués aux passages des frontières.
Mais le passage s'est fait sans encombre. Une fois sur le sol marocain, les
signes d'encouragements, les sourires et les marques de sympathie ont été
très nombreux! Chose à laquelle nous n'étions plus vraiment
habitués... A Martil, a 40km au sud de Ceuta, nous avons frappé
a la porte de la famille d'Hassan El Alami, habitant à Bruxelles. L'accueil
a été mé-mo-rable! Nous avons pris le goûter avec
la famille, et sommes sortis en ville pour souper. Nous avons même eu
la chance d'être invités à un mariage marocain, jusqu'à
3h du matin (5h, heure belge)...ou nous avons (une fois de plus:)) degusté
d'autres délicieuses spécialites du pays. Le plongeon dans la
culture de notre pays hôte du moment a été aussi rapide
qu'inoubliable!
Encore merci à Sallah-Eddin, Ismaïl et toute
leur famille.
Retour au début de la
page
Espagne
Séquence du : 04
août 07 | 05
août 07 | 11
août 07 | 12
août 07 | 18
août 07 | 19
août 07
16 août
Nous arrivons tout doucement à la fin de notre périple
en Espagne. Actuellement, nous prenons quelques jours de repos à Grenade.
Ville magnifique! Nous voulions visiter la Alhambra. Impossible tellement
la file d´attente était longue! Nous voulions faire un aller-retour
en train vers Séville. Les horaires des trains nous ont rendu la tache
difficile. Quelques heures pour visiter une telle ville était vraiment
trop peu. Ce sont les aléas des voyages. Pas très grave! Nous
en avons profité pour faire un check-up de nos vélos avant l´Afrique.
Demain, nous nous rendons a Algeciras en train. Oui, nous avons préfère
faire un détour de 200km par le Parc Naturel de la Sierra de Cazorla
et ne pas faire la cote qui nous intéresse moins. De là, nous
prendrons le bateau pour Ceutat.
On peut dire que le spectacle a été au rendez-vous. Des montagnes
magnifiques, des plantations d´oliviers a perte de vue, une nature préservée
(enfin oserait-on dire...). On en a pris plein la vue! Vraiment, cette région
gagne a être connue. Hornos, Cazorla,... sont autant de villages de
montagnes tout à fait magnifiques.
Fin de cette semaine, nous serons donc au Maroc. Nouveau pays, nouveau continent
et nouvelle culture. On a hâte d´y être!
Retour au début de la
page
09 août
Nous sommes à Pinos, au sud-ouest de Valence. A ce
propos, quelle galère pour sortir de la Ville ! Les Espagnols ne pensent
décidément pas beaucoup aux cyclistes... soit.
Après avoir tourné pour sortir de Valence, nous arrivons enfin...à
la conclusion qu'il est impossible pour les vélos de sortir par la
route ! Obligés de revenir à la Gare du Nord (où nous
étions une heure plus tôt !) pour prendre à nouveau le
train (on le jure, on ne le fait pas exprès pour aller plus vite!;)).
La, alors que nous attendons le train, nous tombons sur Paco Tortosa, le pionnier,
le père du cyclo-tourisme en Espagne...qui prend le même train
que nous! Ni une, ni deux, nous décidons de descendre au même
arrêt que lui et le suivons jusqu'à son bureau. Il nous indique
sur nos cartes les plus belles routes à prendre. Nous sommes ravis!
Nous rejoindrons Grenade par l'intérieur du pays.
Le reste de la journée, nous rallions donc la ville qu'il nous a indiqué,
a savoir Belluz. Une fois de plus, nous sommes confrontés a la toute
relative hospitalité des Espagnols. Nous y allons alors au culot et
demandons à des Anglais de passer la nuit chez eux. Chose qu'ils acceptent!
La suite est tout simplement dingue : deux vrais lits, une chambre climatisée,
un repas, du vin, du "Champagne" espagnol. Crazy, isn't it !? (Voir
la photo d'Adrien au petit déjeuner)
Avant cette journée folle, nous avons aussi rencontré Claudio,
un italien avec qui nous avons roulé jusque Valence. Nous avons aussi
battu notre record de la journée la plus longue : 130km entre Deltebre
et Castellon. Enfin, nous avons passé le cap des 2.000km (2.250km le
soir du 8 août). Et toujours pas un seul problème avec nos vélos.
Pourvu que ça dure !
Retour au début de la
page