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Voilà, c'est fait. Notre pari un peu fou s'est terminé ce 25 mai dernier sur les bords de la Meuse, à Namur....
Après presque 11 mois de voyage, après 16.300km passés sur quelques-unes des routes de monde, nous sommes de retour chez nous. Fini de faire et défaire nos sacoches, de nous remettre en route tous les jours ou presque vers une destination inconnue.
Nous avons eu la chance de réaliser ce voyage dans des conditions idéales : deux crevaisons seulement, aucune casse matérielle, pas de gros soucis de santé et jamais de problème de sécurité.
Merci à tous ceux qui nous ont soutenu (et vous avez été très très nombreux!) avant, pendant et après le voyage.
Nous sommes revenus la tête pleine de paysages, pleine d'images...et aussi et surtout plein de visages, de vos visages. Nous garderons en mémoire ce voyage qui a été une tranche de vie inoubliable. Tranche de vie que nous avons croquée à pleines dents! Loin de faire un voyage, c'est le voyage qui vous fait, disait un illustre connu que nous ne connaissons plus... Il avait bien raison!

Si notre périple, au départ peut-être un peu fou, s'est révélé être une aventure à jamais gravée dans notre mémoire, c'est surtout grâce à vous. Nous mesurons la chance que nous avons eu de vous rencontrer.

Un petit garçon nous a demandé avant notre départ si on allait être plus riche après notre voyage. Assurément, la réponse est "oui". Mais une richesse bien plus que matérielle. Nous sommes aujourd'hui plus riche de rencontres, de nos rencontres avec vous. Et pour cela, nous tenons à vous remercier.

Merci pour votre générosité, merci votre accueil, merci pour vos sourires, merci pour votre bonne humeur.

A bientôt, en Belgique ou ailleurs...

Adrien et Carl-Eric

 

Après près de 11 mois de voyage, après plus de 16.000km passés à rouler sur une partie de notre magnifique planète, après d'innombrables rencontres toutes aussi uniques les unes que les autres, nous terminons notre voyage à vélo, notre projet Terres en vue.


Nous arriverons à Namur le dimanche 25 mai, à l'auberge de jeunesse de Namur, à La Plante, vers 13h, autour d'un BBQ.


Vous êtes donc tous invités à vous joindre à nous, à l'auberge de Namur, à La Plante, Avenue Félicien Rops, 8, 5000 Namur (tél. : 081.22.36.88 ou www.laj.be).

Les auberges qui nous soutiennent depuis le début de notre voyage!


Pour faciliter l'organisation du BBQ, pourriez-vous nous dire (adrien@terresenvue.org ou carleric@terresenvue.org) si vous avez l'intention d'être des nôtres, si vous comptez manger à l'auberge (pour faciliter l'organisation du BBQ) et combien de personnes... Au plus tard pour le lundi 18 mai.


Au plaisir de vous y voir nombreux!
Carl-Eric et Adrien

Canada

Séquence du :

18 mai

Dimanche 18 mai. Nous quittons aujourd'hui Montréal pour prendre la route de Toronto, en voiture cette fois. Notre avion pour Amsterdam décollera vers 22h30.
Pour notre dernière journée sur le sol nord-américain, nous bénéficions d'un beau soleil. Un soleil qui nous aura aussi accompagné pour notre aller-retour Montréal-Québec en vélo. Une fois de plus, nous aurons longe le fleuve Saint-Laurent pour rallier la magnifique ville de Québec, qui fête cette année son 400ème anniversaire. Après une visite de la vieille ville, nous avons encore pédale un peu jusque Saint-Férréol-les-Neiges. Là, Élisabeth et Michel, un couple de Belges qui s'est établi dans cette magnifique région depuis de nombreuses années, nous ont réservé un accueil extra et montré oh combien la nature y est splendide. En revenant ensuite à Québec, nous étions attendu par Isabelle, Pascal, Julia, Benjamin et Antoine, venus de Saint-Jean-sur-Richelieu pour y passer le week-end avec nous. En les quittant, on sait que ce n'est pas la dernière fois qu'on les voit...
Notre retour vers Montréal sera aussi ensoleillé que l'aller. Les conditions sont bonnes et nous faisons les 300 km en deux jours. A Trois-Rivières, nous nous arrêtons chez Louise, André et Vanessa, qui nous ont déjà accueillis à l'aller et que nous avons déjà hâte de revoir. Le lendemain, Louise nous invite à faire un passage par sa classe d'élèves primaires. Nous nous y rendons et, très curieux, les enfants nous posent mille et une questions. Les 140km qui nous restent ensuite seront faciles et agréables tant les conditions sont idéales. Notre périple sur le continent américain se termine bien !
De retour à Montréal après cette longue journée, nous sommes attendus par Manon, qui nous a préparé du homard !!! C'est la saison. Un régal...
Et comme nous le sentions, nous revoyons une 4éme fois Isabelle, Pascal et leurs enfants, avec qui nous passons encore de bien bons moments !!!
Il est maintenant temps de vous laisser et de vous retrouver, on l'espère, le 25 mai à Namur.

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25 avril

Après plusieurs mois passés à (essayer de:))) parler espagnol ou anglais, nous sommes à présent au Québec, à Montréal plus exactement. Le français, nous le parlons donc maintenant aux autres.

Après Chicago, nous avons pris le train, afin de sortir du pays avant l'expiration de notre Visa. Direction Buffalo, contrairement à notre projet initial qui était de nous rendre au nord de Détroit. Mais il était impossible d'embarquer des vélos dans le train vers Détroit alors que c'était possible vers Buffalo, alors qu'il s'agit de la même compagnie de train, Amtrak. On ne comprend pas bien tout parfois:)))

Soit. Ce sont les aléas du voyage. Arrivés à Buffalo, nous remontons sur nos vélos pour prendre la route vers Niagara...sous un magnifique soleil. Le bonheur après les jours gris, la pluie et le froid avant Chicago. Nous arrivons dans la ville de Niagara, côté américain. Pas vraiment belle. Pas vraiment aguichante. Les chutes sont belles par contre. Là où celles d'Iguazu sont réellement spectaculaires et impressionantes!

Le soir nous dormons dans une auberge de jeunesse...où la propriétaire asiatique ne nous a pas du tout été sympathique! C'est seulement la deuxième fois que cela nous arrive dans les auberges, après autant de nuits passées dans le réseau.

Le lendemain, nous passons du côté canadien. Après plusieurs mois passés aux States, après de multiples rencontres magnifiques, après en avoir vu plein les yeux, après près de 5000km, nous changeons de pays. Impatient comme toujours quand il s'agit de passer une frontière.

Passage de frontière sans problème, nous allons voir les chutes...rapidement on doit bien avouer. On se surprend même à faire dos aux chutes pour regarder la ville de Niagara côté canadien, pour regarder vers le Canada qui semble nous appeller. Nous passons l'après-midi à flâner et passons la nuit à l'auberge de jeunesse de Niagara, côté canadien. Beaucoup plus sympathique cette fois. Une vraie auberge quoi...:)

Lendemai, en route. Enfin. De nouveau, un magnifique soleil. Nous empruntons le 'waterfont trail' qui longe le lac Ontario. Nous roulons bien. Tant et si bien que nous faisons les 150km qui relient Niagara à Toronto. Et pour entrer dans cette ville d'un peu moins de 10 millions d'habitants, non pas une mais bien deux pistes cyclables. Le bonheur pour nous! Arrivée dans la très chouette auberge de jeunesse de la ville, de nouveau la gratuité et l'accueil super sympa!

Nous restons un jour dans cette ville très agréable et le soir, nous allons voir un match de base-ball, pour l'expérience plus que par fanatisme...

Nous reprenons la route en direction de Montréal. Pendant une journée, nous devrons faire face à un cocktail de conditions météo très très désagréables pour les cyclistes que nous sommes : drache bien dense, vent fort de face et froid (entre 2 et 4 degrés). Résultat : 40km en 4h (donc, faites le calcul, 10km/h, ce n'est VRAIMENT pas rapide:)), des mains, des pieds et le visage gelés...et le nez sur le guidon pendant ces 4h. Heureusement, les sacoches ont tenus le coup et nos affaires sont sèches.

Deux jours plus tard, nous arrivons à Kingston. Nous allons voir les pompiers de la ville. Ils ne peuvent pas nous accueillir. Mais ils nous trouvent une solution...comment dire? Luxueuse est le terme le plus approprié je pense. Ils contactent le propriétaire du Sheraton de la ville...qui nous offre une nuit dans son palace!

Après le froid du jour précédent, nous dormons dans un énorme lit, dans des draps douillets. Du Sheraton aux tentes dans le Sahara, en passant par les auberges de jeunesse, les foyers au Maroc et ailleurs, les casernes de pompiers, le Luxor de Las Vegas, une caravane, différents Motels, nous aurons (presque) tout essayé!:))

Après Kingston, nous arrivons au Québec..., en pays francophone donc. Etrange après des mois à ne parler français qu'entre nous, ou presque. Même s'il faut bien avouer que nous ne comprenons pas toujours tout:))). Et nous sommes bien vite à Montréal (après une autre journée de 156km) chez mon ami Mathias et sa compagne Manon. Un accueil super!

Après quelques jours passés à magasiner comme on dit ici et à flâner dans les rues de Montréal et aussi, en ce qui me concerne, pendant une matinée, à faire un peu de snowboard, un 20 avril!, nous nous rendons chez Isabelle et Pascal, des amis de nos amis Mozetois Françoise et Thibault.

Et là aussi quel accueil! Que du plaisir à vivre avec eux pendant quelques jours. Voir la petite Julia nous montrer ses robes et ses danses de princesse, faire un pic-nic à Frelixburg, visiter le vieux Montréal avec Isabelle... Que du bonheur!

Fin de cette semaine, nous reprendons la route vers Québec-ville, pour un aller-retour.

Retour à Montréal prévu au plus tard le 16 mai. D'ici, nous prendrons la route vers Toronto (en voiture cette fois) où nous prendrons l'avion vers Amsterdam. La fin de notre voyage est donc proche....

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U.S.A.

Séquence du :

07 avril

Voilà, c’est fait nous sommes à Chicago!! Après plus de 2 mois passés aux Etats-Unis, nous sommes arrivés dans le nord des Etats-Unis. Nous venons de passer nos 14.000km, toujours sans encombres tant au niveau mécanique (juste deux crevaisons sur la bande d’arrêt d’urgence des autoroutes américaines pleines de crasses) que physique.

Depuis la dernière fois, au Texas, nous avons enchaînés les journées sans prendre beaucoup de repos. Des journées qui se sont suivies et ressemblées. Très souvent, nous avions toujours les mêmes champs, les mêmes vaches, les mêmes énoooormes pick-up comme compagnons de route. Et très souvent le soir, nous étions accueillis par des pompiers, toujours aussi super sympas.

Le midi, nous nous arrêtions dans une station essence ou le petit magasin du coin (ils ont souvent une ou deux tables) et mangions notre pain-fromage et buvions un caFé (toujours le même depuis Los Angeles, très très clair, un peu du jus de chaussette mais au moins, c’est chaud, très chaud!) de la station. Et très souvent aussi quelques américains retraites typiques qui nous regardaient comme si nous étions venus d’un autre monde. Ah ben, ça tombe bien, on était dans un autre monde!

En deux mots, le tableau était souvent le même : trois, quatre sexagénaires, la casquette vissée sur la tête, attables autour de cafés ou sodas, parlant un anglais qui ressemble plus a un machouillage de chewing gum qu’à autre autre chose, quelques vieilles pseudo-saucisses de Francfort qui tournent depuis, a-t-on l’impression, des jours dans le petit grill en fer blanc et quelques client qui viennent se servir des sodas avec plus de glaçons que soda... Et pratiquement toujours, les mêmes questions, la même curiosité, la même sympathie, la même bienveillance... Parfois même, on rentrait dans ces endroits et les gens nous offraient nos consommations sans même nous en toucher un mot!

Première également de notre voyage : certaines personnes ont tenu a nous donner de l’argent. La première fois, une journaliste, après nous avoir interviewe pour le journal local, à Pampa, Texas, a absolument tenu a nous donner de l’argent. Le lendemain, des pompiers ont fait le même geste. Et il y a quelques jours, un capitaine de caserne, qui ne pouvait nous accueillir, nous a également aidé de cette manière. Nous en sommes reste à chaque fois bouche bée...

Aprés, les champs plats, ultra-plats, nous avons eu un peu de variation quand même puisque nous sommes arrives dans le Missouri, ou les paysages rappellent étrangement notre Condroz natal. Et puis nous avons longe ce célèbre fleuve, notamment sur le Katy Trail (http://www.bikekatytrail.com/) et avons du rouler aussi sous les giboulées de neige pendant une après-midi (au même moment, la Belgique était également couverte de neige). On s’est bien amusé et on a bien eu froid aussi. Pour ne pas changer:).

Toujours dans ce même Missouri, nous arrivons à la ville chef-lieu, a Jefferson city. Les pompiers nous accueillent une fois de plus. Ils nous conseillent en passant un pub irlandais, le Paddy's Malone, pour passer la soirée, au coin de la rue (http://www.paddymalonespub.com). Nous ne ratons évidemment pas l’occasion de nous changer un peu des pompiers, des alarmes et c’est l’occasion aussi de boire une bonne petite chopinette. Dés que nous rentrons, le patron, haut en couleur, nous accueille. Il a été prévenu de notre arrivée par les pompiers. Nous passons une bonne soirée, buvons quelques godets et sortons du pub...ou nous tombons nez à nez avec 8 cyclistes, de Chicago, qui traversent l Etat du Missouri, depuis Kansas City jusqu à Saint-Louis, pendant leurs vacances de Paques. Nous faisons rapidement connaissance...et retournons au Pub pour en boire quelques-unes supplémentaires. Le jour suivant, nous les rattrapons et faisons la causette pendant quelques dizaines de minutes encore autour d’une boisson chaude... Avant de nous quitter, l’un d’entre eux nous invite à Chicago à occuper un appartement vide qu il est en train de retaper. Rendez-vous est donc pris.

Pour rejoindre Chicago, nous devrons faire face, très souvent, à un vent...fort et...de face! Ajoutez à cela quelques averses de pluies et vous aurez notre menu quotidien jusqu'à Chicago. Nous sommes donc bien contents d’être poses quelques jours. Et nos joyeux lurons-cyclistes rencontrés à Jefferson City nous ont accueillis d’excellente manière. Chicago est du point de vue 'cycliste' une ville très agréable : relief plat, beaucoup de 'bike lane', de panneaux pour les cyclistes, de choses prévues pour les cyclistes uniquement. Il parait que c est la grosse ville des USA la plus facile pour les cyclistes (www.chicagobikes.org/). Nous avons donc fait un tour dans la ville, dans Downtown, le long du lac,... en vélo (photos a venir sur le site). Vraiment trés sympa. Mais ce qui est marrant, c est que le fait de faire du vélo est ici un réel acte politique, un manière de vivre, un style à part entière. La plupart des cyclistes ont le même style ici : entre grunge et underground, style année 60-70, vélo de course a une vitesse, jeans moulant... et dont le vélo constitue le seul moyen de transport.

Donc, les Etats-Unis, c’est fini. Avec beaucoup de belles rencontres et vraiment beaucoup de gens formidables. Des gens vous accueillent chez eux sans poser de questions, vous laissent leur demeure (même modeste, ça reste leur logement), vous donne de l’argent, vous offre votre repas sans vous le dire, la nature y est magnifique. USA, pays de contraste pensait-on...et nous en avons eu la confirmation. On peut être assis dans le train en face de Amish et voir passer à côté de soi un rockeur au look ravageur.

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05 mars

La dernière fois, nous étions aux portes du Yosemite... Aujourd'hui, c’est depuis une caserne de pompiers, à Amarillo, au Texas plus exactement, que nous vous donnons quelques nouvelles!

Rassurez-vous, aucun problème d’incendie de nos vélos ou sacoches à cause d’une fausse manoeuvre avec notre chauffe-plat à l’essence. Tout simplement, nous demandons très souvent l’hospitalité aux pompiers américains qui, 9 fois sur 10, acceptent volontiers!

Petit retour en arrière depuis les portes du Yosemite...

Nous avons donc visité ce parc tout a fait splendide, avec des conditions hivernales, à savoir plus de 60 cm de neige (pas sur la route, on vous rassure tout de suite) et des températures à quelques reprises négatives. Magnifique, ciel bleu mais routes physiques puisque le Yosemite est situé dans une région montagneuse.

Sortis du Yosemite, nous avons mis le cap vers le sud-est de la Californie et vers la vallée de la mort...et entamons la "firemen connection". Arrives à Clovis, nous frappons a quelques portes demandant l’hospitalité. Sans succès (ça ne marche pas non plus a tous les coups!). Nous essayons quelques églises. Sans succès non plus. Nous essayons les hôtels. Tous "sold out" a cause d’un événement international. Nous ne sommes toujours pas posés après quelques heures de recherche. C’est alors que nous passons devant une caserne de pompiers aux "portes ouvertes". On leur demande de l’aide. Après quelques coups de fil, ils trouvent un pasteur qui nous accueille volontiers dans une maison appartenant a sa paroisse. Il est 20h quand nous sommes posés, alors que nous cherchons depuis 14h.

Après cela, nous dormirons à plusieurs reprises dans des casernes de pompiers. Pour nous, cela a plusieurs avantages : les pompiers connaissent très bien la région, l’état des routes, ils peuvent téléphoner aux casernes suivantes, , ils ont des cartes détaillées, ils ont tout ce qu’il faut pour nos vélos (air, nécessaire de nettoyage,...) et, last but not least, l’ambiance est toujours super sympa!

Arrivés dans la Vallée de la mort, nous campons à deux reprises. La température y est tout a fait acceptable. Les gens sont très sympas dans les campings. On est même invite une fois a souper par un autre cycliste...

Nous faisons des grosses journées et nous devons nous farcir tous les jours un col! On doit même escalader un col pendant 37km. Mais nous ne prenons pas de jour de repos. Nous devons être le 21 fevrier à Las Vegas. Notre ami Charles, qui, pour rappel, a fait la première semaine de notre voyage avec nous, nous rend une visite d’une semaine...

Nous arrivons à Las Vegas un peu avant Charles (admirez au passage le timing!:)) au...Luxor!!!, ou Charles nous invite!

Nouvelle image qui nous restera : nous, nous trimbalant dans le Luxor, avec nos vélos et nos sacoches... Alors que nous attendons dans l’énorme hall de l’hôtel, toujours avec nos vélos et tout notre équipement, un touriste nous demande même "Pour quel produit faites vous de la publicité??":))) On est mort de rire!

Avec Charles, nous prenons une semaine de vacances bienvenue! Trois jours à Vegas, visites du Zyon Park, du Bryce Canyon sous la neige, de la Monument Valley au lever du soleil et du Grand Canyon au coucher du soleil (voir photos)... Une semaine intense et superbe!

Et puis surtout un Charles en toute grande forme qui nous a communiqué son énergie! Encore un TOUT grand merci a toi Charlie, King Charles, pour cette semaine magnifique qui restera parmi une des plus belles de notre voyage!

Apres le départ de Charles, nous avons pris le train pour avancer d’environ 400km et, aussi, passer les Rocheuses enneigées en cette période de l’année (notre Visa prend fin le 18 avril et nous devons être au Canada pour cette date. On vous assure, ce n’est jamais une partie de plaisir de prendre le train avec les vélos!). Au passage, encore une rencontre surréaliste puisque nous avons mangé dans le train en face de Hamish. Très intéressant de parler avec eux!

Nous sommes donc pour le moment au nord du Texas, après avoir roulé plusieurs centaines de kilomètres sur la bande d’arrêt d’urgence de l’autoroute (très sure, no stress les amis;), et aussi sur la Route 66. Une bande d’arrêt d’urgence souvent pleine de saletés en tous genres (restes de pneus dechiquetés, écrous, verres, gravier,...). Arriva donc ce qui devait arriver un jour : notre première crevaison juste après notre 12.000eme km! Merci Schwalbe pour cette performance!

Bien que dans le sud des U.S.A., nous avons quand même des conditions météo pas tous les jours favorables. Une vague de froid frappe en ce moment la moitié Est du pays et nous n’y échappons pas... Et cela ne devrait pas s’améliorer dans le nord du pays...

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17 février

C’est depuis l’auberge de jeunesse de Midpines, aux portes du Yosemite, avec de la musique country dans les oreilles et vue sur la salle à manger et la salon tout en rondins de Pin que nous écrivons cette fois... Entre Los Angeles et ici, les contrastes sont déjà bel et bien présents!
Pour rejoindre San Francisco, nous avons longé la côte. Première nuit chez Bram et Evy, un couple de Belges vivant près de Santa Barbara. Lui fait un post doctorat à l’université de Californie et elle travaille dans les ressources humaines. Les deux attendent un heureux événement dans quelques mois. Pendant ce court séjour chez eux, ce fut l'occasion pour nous d’aller à l’université de Bram et d’en savoir un peu plus sur son travail.
De retour sur nos vélos, nous testons une fois de plus les falaises côtières, comme au Pérou! Et encore une fois, c’est physique, sauvage et magnifique. Nous dormons une nuit dans un Hermitage, faute d’autres possibilités. Les moines nous accueillent bien gentiment et mettent à notre disposition un... appartement, rien que ça!, avec douche chaude, micro-ondes, nourriture et connexion wi-fi! Après un passage à l’auberge de jeunesse de Monterrey (petite ville portuaire superbe!), nous continuons notre route... Nous rencontrons sur la route David, un cycliste américain de 65 ans qui nous aide à franchir Santa Cruz...et nous montre au passage sa maison au bord de l’eau. Ou plutôt faudrait-il dire une de ses quatre maisons! Le temps de boire son thé chaud offert, nous reprenons la route...et nous arrêtons quelques centaines de mètres plus loin pour casser la croûte (une bien bonne gosette aux pommes). Il est 14.30 et nous n’avons plus grand chose dans la ventre. Et la route est encore longue jusqu’à la prochaine auberge de jeunesse! Alors que nous sommes en train de terminer notre "dîner", un policier s’arrête et nous questionne sur nous et notre voyage. Et de nous expliquer gentiment ensuite : "Vous savez, ici, vous êtes dans une zone de gang. Et la rue dans laquelle vous vous trouvez, c’est la zone des bleus. Leurs ennemis, ce sont les rouges". Pour rappel, pratiquement tout notre équipement (veste, sacoches) est...rouge!:))). Autant vous dire que nous n’avons pas tarder à laisser derrière nous cette charmante petite "gang zone" qui, a y repenser, était effectivement assez déserte:) Nous ne pouvons nous empêcher d’en rire une fois sur la route:)))
L’après midi, le ciel se couvre. Ca ne rate pas. Nous nous ramassons la grosse drache pendant près de 2h. Munis de nos magnifiques :) ponchos, nous ne sommes pas trop mouillés. L’auberge de jeunesse (en fait, il s’agit d’un phare avec quelques petites maisons sur une petite presqu’île) tarde à arriver mais enfin, nous y sommes et arrivons dans les conditions parfaites pour un naufrage : pluie torrentielle, vent fort et le jour qui est tombé. 137km sur cette journée. Autant vous dire que nous avons bien dormi.
Tout au long de cette semaine, nous aurons eu l’occasion de voir des éléphants de mer, des loutres, des baleines (enfin, plutôt le jet d’eau provoque par leur respiration),...
Lendemain, nous arrivons à San Franciscooooooooo! Ou nous attend de la famille. Sensation étrange de revoir de la famille après si longtemps. Quel bonheur! Nous prenons nos appartements dans... l’auberge de jeunesse (oui, encore!:)) de Downtown, idéalement située près de Union Square.
Dans leurs valises, beaucoup de choses mais entre autres de DE-LI- CIEUSES galettes, crêpes et gâteau préparés par notre Maman, passés par miracle à la douane! :) Autant vous dire que nous nous sommes régalés !
Pendant une semaine, nous visiterons Fisherman's wharf, le Golden Gate Park, la Napa Valley, nous roulerons sur le Golden Gate, le SFMOMA (musée d’art modernes), le Young Museum, nous essaierons au transport en Cable Car, passerons autour d’Alcatraz, ferons un peu de shopping... Une semaine pleine de soleil et de bons moments.
Aujourd'hui, nous sommes donc aux portes du Yosemite Park.
Déjà, nous avons l’impression de rentrer dans l’Amérique un peu plus profonde. Hier, à l’auberge de jeunesse, notre hôte et sa femme était des Lutheriens. Drapeau américain dans la maison, la Ford Lincoln devant le garage... et la messe le dimanche à 7h30.
Les pick up sur la route constituent 90% du parc automobile. Ces pick up sont tellement grands qu’on se dit que s’ils pouvaient acheter des dragsters, ils le feraient! "Too much is never enough", comme le dit un slogan lu au cours de ces derniers jours.
Et pas seulement pour les voitures! On se dit que quand ceux la devront revoir leur consommation d’énergie, ils vont avoir du mal!
Mais ce que nous avons déjà pu voir, c’est aussi une nature magnifique et préservée. Pays de contrastes donc comme nous le disions au début. Qui nous réserve encore des surprises, on l’espère!

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Pérou

Séquence du : 15 déc. 07

19 janvier

Et voilà, nous sommes à Los Angeles. Notre dernière looooongue ligne droite nous attend donc jusqu’à Montréal!

La fin du trajet sur la côte péruvienne, quelques centaines de kilomètres, pas les plus faciles.

Par exemple, au cours d’une journée, nous avons fait pas moins de 150 kilomètres, avec 1500 mètres de dénivelé. Une grosse journée de 8 heures sur le vélo, avec 45 minutes de pause seulement sur toute la journée (et quelques bouteilles d'Inka Cola, boisson gazeuse péruvienne couleur pipi mais délicieuse, qui fait un peu penser à la grenadine pétillante, que nous avons consommé sans modération au Pérou!). La côte péruvienne, ce sont des falaises bien escarpées que nous avons escaladées... La récompense? Le paysage : l’océan pacifique, avec ses balais de pélicans à fleur d'eau, ses énormes vagues à notre gauche et le désert toujours aussi fascinant, impressionnant à notre droite.

Durant les quelques jours nécessaires pour rallier Ica, nous nous sommes une fois de plus rendus compte de la gentillesse des gens dans les régions moins touristiques! Combien de fois nous avons reçu des gestes de gentillesses, des sourires, des questions sur nous et notre voyage. Même les camionneurs péruviens qu'on nous avait pourtant décrits comme dangereux se sont avérés en fait d'une prudence et d'une bienveillance à notre égard rarement vue.

Une fois arrivés a Ica, nous avons pris un bus avec les vélos. Les quelques 150km pour entrer dans Lima sont en fait de l'autoroute. Et rouler sur une autoroute pour entrer dans une capitale de près de 10 millions d’habitants, très peu pour nous! Avec un pincement au coeur au moment de prendre ce bus en nous disant que notre périple en Amérique du Sud se terminait... Nous avons aussi eu l'occasion de voir à quel point les péruviens se sont mis au travail pour reconstruire cette région sinistrée par un tremblement de terre en août dernier. Même si les traces de ce désastre sont encore, en de nombreux endroits, bien visibles.... La aussi, contrairement à ce qu'on nous avait dit par rapport aux voleurs et autres dangereux personnages, nous n'avions pas assez de nos deux mains pour répondre aux gens! C'est toujours dans le village d'à côté que se trouvent les voleurs et les malfrats...

A Lima, Edilberto, Adrela, Jose et Beatriz, Ignacio et Adriana, nous ont accueillis une fois de plus les bras ouverts... Et une fois de plus, nous nous sommes sentis très vite comme chez nous... Nous avons visite la capitale, son parc aquatique, des catacombes et danse (un peu:)) sur les rythmes de la cumbia et du reggaeton.

Notre passage en Amerique du Sud aura été fort, tant (surtout devrions-nous dire) au niveau humain qu'au niveau des paysages. On en a pris plein les yeux, plein le coeur! A aucun moment, un geste agressif, un regard déplacé... A chaque instant, une attention, une invitation, un sourire...

Et aujourd'hui, nous sommes à Los Angeles. Après (encore) un stress a l'aéroport (nous avons du courir pour attraper le vol et sommes passer outre les injonctions d'un charmant policier qui voulait inspecter notre sac à dos, oups!:)), nous avons atterri à L.A. Apres quelques questions à la douane, nous avons pu fouler le sol U.S.

A peine arrivés chez Peter et Barbara, le couple de Belges vivant a Los Angeles et qui nous accueillent ici super gentiment, nous ont conduit au magasin de vélos pour faire l'entretien de nos bécanes (vélos qui n'ont pas trop soufferts, yeeesss!), puis dans un magasin de rando pour quelques achats plus hivernaux, puis chez le Touring americain (Peter et Barbara nous ont offert toutes les cartes de tous les Etats que nous allons traverser!!)... Ensuite, nous avons fait une petite balade sur Malibu Beach après avoir mangé du poisson grille au bord de l'océan. Pour terminer la journée, nous avons passe la soirée avec Barbara, Peter et deux de leurs amis canadiens en dégustant du vin, du fromage... Quel accueil encore une fois! A chaque fois, nous ne pouvons que nous étonner de l'accueil qui nous est réservé!

Ici encore, Barbara et Peter nous ont donne toutes les informations, tous les filons qu'ils connaissaient! Un mot, un geste et ils faisaient le reste...sur le Net. A peine disons nous un mot qu'ils trouvent le site qui correspond et nous abreuve en informations! Quelques bonnes tranches de rigolades aussi en citant des passages des "Bronzes font du ski" avec Peter (un fan!), au grand désespoir de Barbara:))) Bref, un couple hyper-connecte, hyper-gentil et hyper-serviable! On sait déjà qu'ils vont nous manquer aussi ces deux zigotos la...

Avec les Etats-Unis, c'est un changement de monde, tel que nous l'attendions. De grosses cylindrées, des autoroutes à 5 bandes, des pompiers et des policiers comme dans les films, les infos et les pubs sur écran LCD dans le bus,... Deux petits exemples seront plus parlant : Nous sommes en train d'attendre le bus. Des gros pick-up, des grosses cylindrées passent devant nous. On n'arrête pas de s'étonner. Nous ne pouvons nous empêcher de comparer avec l'Amerique du Sud et l'Afrique. Quand le mieux est à venir : non pas 5, non pas 6 mais bien 7 Ferrari qui passent devant nous à la queue leu leu, toutes plus rutilantes les unes que les autres! On est en Californie. Autre exemple : nous attendons que la pluie passe sous une tonnelle (oui, nous sommes passés dans l'hémisphère nord, donc en hiver!), un énooorme pick up est gare devant nous. Tout à coup, le moteur se met en marche. Personne à l'intérieur. Quelques seconde plus tard, une famille arrive et prend place dans la voiture! La papa avait tout simplement mis le moteur en marche a distance. Tout simplement. On croit rêver!

Ici, c est le "tout a la voiture". Les distances sont énormes. Les gens ne se déplacent pratiquement qu'en voiture, neuf fois sur dix seuls. L'activité dans la rue est quasi inexistante. Presque pas un seul coup de klaxon. Peu de gens sur les trottoirs. Le contraste avec l'Amerique du sud!

Samedi, nous prenons la direction de San Francisco et puis de Las Vegas...

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05 janvier

Le plus dur, pendant le voyage, c'est ca. Quitter les gens que l'on apprecie. Ce n'est pas le vent. Ce ne sont pas les montagnes. Ce n'est pas la pluie. Ce n´est pas le froid. Ce n´est pas la chaleur...

Hier encore, lorsque nous avons quitté la Maman d'Adriana, c'était un moment très difficile. La gentillesse de cette famille, leur disponibilité, leur façon de nous mettre à l'aise. Nous nous sentions chez nous. Les larmes dans les yeux d'une Maman, ce sont des images qui restent.

Comme pour Ramon, comme pour Carmen, Alvaro, Lucia, Jorge...

Nous avons donc quitté Arequipa le coeur gros...et pris la route vers des paysages...qui ne nous ont pas remonté le moral. Le désert, la vie en moins. Pas un signe de vie. La désolation. Pas un bruit. Sauf le vent fort dans nos oreilles.

Enfin, nous avons quitté Arequipa des souvenirs plein la tete! La dinde de Noël de 12 kilos (et sa non moins folklorique cuisson dans un four de boulanger), le nouvel an à Cuzco avec un groupe d'Argentins dejantés, les achats de Noël, les petits dejeuners et les jus de fruits d'Adriana et de sa maman, la visite du magnifique Machu Picchu. On en oublie certainement.

Pendant des jours, nous avons été comme des rois, comme chez nous en fait. La Maman nous ayant même fait des sandwiches (ainsi que quelques autres achats) pour la route. Autre surprise de la Maman : une interview pour Canal N, une chaîne télévisée nationale. Ce qui fait que j'ai (Carl-Eric) donné ma troisième interview...en espagnol. Autant dire que c'était encore du grand art espagnol!:)))) C'est à chaque fois un plaisir de donner une interview dans un langue que je ne maîtrise pas du tout. Ah non:)))

Après cela, nous avons donc repris la route.

Pour nous diriger cette fois vers Lima, en longeant la cote. Une côte jusqu'à présent déserte. Et d'apèes nos informations, elle va rester désertique. Mis à part les lignes de Nasca, il ne devrait pas y avoir beaucoup de sources de distractions.

Dans quelques jours, nous serons donc à Lima où nous prendrons l'avion pour Los Angeles, où d'apres les informations envoyées par notre papa (qui est pour nous un super éclaireur), la Californie connaît sa plus grande tempête depuis 10 ans ! Croisons les doigts pour que ça cesse rapidement et que tout soit réglé à notre arrivée! Sinon, on achètera des cerfs volants qu'on attachera aux velos!:))).

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02 janvier

Une année de plus qui se termine! Une année qui pour nous aura été riche en rencontres, en découvertes, en kilomètres parcourus. Et une année qui s´est également terminée de superbe manière!

Depuis Arequipa, où nous avons passé une très belle fête de Noël dans la famille d´Adriana, l´amie de Carmen, de Buenos Aires, nous nous sommes rendus, en bus cette fois, à Cuzco, d`où nous sommes partis visiter le célèbre site du Machu Picchu. Nous ne pouvions et ne voulions pas rater ça!

Dès notre arrivée à Cuzco, une seul mission pour nous : trouver nos différents billets pour nous rendre au Machu Picchu... Mission qui ressemble un peu au parcours du combattant. Entre l´Institut National de la Culture, où nous avons acheté les billets d'entrée pour le site, la gare pour les tickets de ce cher train (à prendre au premier sens du terme!) et les renseignements au Bureau d'Information, nous aurons consacré pour tout ça une bonne partie de notre première journée à Cuzco..

Après une matinée passée dans des bus locaux et une nuit courte (lever à 4h15 pour prendre le train de 5h30) à Ollantaytanbo, nous avons découvert ce fameux Machu Picchu! Et le spectacle en vaut réellement la chandelle, tellement le site est magnifiquement préservé et l'environnement impressionant! Pendant une journée, nous avons donc arpenté les escaliers (nombreux!) et les terrasses vertes du Machu Picchu ET du Waynapicchu...qui nous a bien fait suer! Il faudrait, en lieu et place de visite, plutôt parler de journée de randonnée. Le lendemain, nos jambes nous ont bien rappelé que les muscles sollicités pour marcher ne sont pas les mêmes que ceux pour pédaler!:)

De retour à Cuzco, nous avons fêté le passage à l´an 8 avec un groupe de très sympathiques Argentins. Et quel passage! On nous avait décrit cette ville comme pleine d´énergie! Et effectivement, quelle foule sur la place centrale, la Plaza de Armas, où chacun ou presque y allait de son pétard! On n'avait plus de tympans tellement les explosions étaient nombreuses et assourdissantes! A peine les douzes coups de minuit sonnés, la tradition, à laquelle nous n'avons pas manquée, veut que que chaque personne fasse 12 fois le tour de la place en courant. Bon, nous, on s'est arrêté à une fois! Bien assez vu le monde sur la place.

Aujourd'hui, nous reprenons le bus pour Arequipa d'où nous repartirons, sur nos vélos entretenus et nettoyés, en direction de Lima...

25 décembre

Depuis presque deux semaines maintenant, nous n’avons plus donné de nouvelles!

Il est donc temps de nous rattraper et aussi de vous souhaiter à tous un JOYEUX NOWEEEEEEL! Nous espérons que le Père Noël vous a bien gâté cette année encore!

Depuis le dernier mail, nous avons visité Punos, près du lac Titicaca et son village flottant, Uros, dont on voit une photo sur le site. Très beau. Quoique encore une fois très touristique. Les ballades en bateau (et dans les autres moyens motorisés d’ailleurs!) organisées, ce n’est décidément pas notre tasse de thé.

Le lendemain, nous avons quitté la ville...avec la pluie en prime pendant les deux premières heures! Pas si grave que ça avec tout notre équipement, tout notre attirail, prévu a cet effet! Trop fiers que nous étions de ne pas être trempés, et ce grâce a nos MA-GNI-FIQUES ponchos! Au pays du poncho, de toute façon, on ne dénotait pas trop...
Les jours qui ont suivi, on a traversé des montagnes d’une nature sauvage superbe. Superbe, mais vraiment désertes, très très froides, très venteuses. Pendant plusieurs jours, des vents TRES forts et GLACIAUX de face nous ont battus les oreilles. Nous avons donc du faire face à des montagnes très...montagneuses!

On s’explique! En regardant la carte, on avait constaté qu’Arequipa était situé plus bas que Puno, du point de vue de l’altitude. On pensait donc qu’on allait descendre progressivement! Que nenni! On est monte jusqu’à 4.600 mètres d’altitude, avec des vents supers forts de face... Le pire étant le froid une fois posé le soir. Parce que très pauvres, ils ne chauffent pas les pièces, les chambres. Resultat? Première chose qu’on faisait quand on arrivait dans la chambre, c’était se mettre dans notre sac de couchage pour nous réchauffer un peu! Pour le repas, on gardait nos vestes, polaires,...

Enfin, les paysages magnifiques nous réchauffaient la journée et puis, on avait la satisfaction d’être dans des régions ou presque aucun touriste ne passe, étant donné que tout le monde prend la route de Cuzco! Aucun "backpackers" comme on dit en anglais (on pourrait traduire ça par "voyageurs sac au dos").

Au bout de quatre jours de désert montagneux ou de montagnes désertes, nous sommes arrivés à Arequipa, chez l’amie de l’amie qui nous a accueillis à Buenos Aires!

Et là, quel accueil encore une fois! D’une gentillesse et d’une disponibilité, notre famille d’accueil nous a gâté! Avec même des oeufs, des jus de fruits et autres bonnes choses au petit déjeuner!!! Tant et si bien que dés notre arrivée, nous avions nos billets pour Los Angeles pour 530 euros par personne! Plus rapide et un peu moins stressant qu’à Dakar;).

On a donc, dans cette ville d’un million d’habitants, repris les habitudes urbaines : shopping de Noël pour la famille, BURGER KING!!!!, DVD a la maison,...

Nous avons donc passé la veille de Noël avec eux. La mama a cuisiné TOUTE la journée! Elle n’a pas arrêté et surtout elle ne voulait pas de notre aide! Enfin, comme dirait Coluche, "ne nous aide pas, on est presse" devait elle penser, tellement on est nul en cuisine et autres travaux manuels! Bien vu la Maman:))

Le clou de la soirée ayant été une dinde de 12 KILOS pour...nous 5!!!! Autant dire qu’on n’a pas tout fini! Il a même fallu aller la conduire dans un four à pain de boulanger près de chez eux, la dinde ne rentrant pas dans leur four "maison"....

Voilà voilà nos aventures de ces derniers jours! On en donc un peu profite pour bien manger et goûter les plats locaux, pour se reposer, pour sortir un peu...

Demain, on prend le bus pour Cuzco et pour visiter le Macchu Picchu. Retour ici aux alentours du 2-3-4 janvier, en route pour Lima en vélo et puis on prend l’avion pour les Etats-Unis le 18 janvier!

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Bolivie

14 décembre

Après le Salar de Uyuni, direction Oruro... Nous passons une journée dans cette ville minière qui ne nous attire guère. Nous en profitons pour faire un petit entretien de nos vélos. Le soir, alors que nous sommes attablés dans un petit snack, nous voyons passer dans la rue la répétition d´une troupe du célèbre carnaval de la ville. Un spectacle inattendu et haut en couleur ! Une très agréable surprise colorée et musicale !

Le lendemain, en route vers Patacamaya. 130km pendant lesquels nous roulerons entre des montagnes vierges de presque toute végétation. Route excellente ! Nous pouvons même bénéficier d'une pseudo piste cyclable...que nous emprunterons encore le jour suivant pour rejoindre El Alto, à coté de La Paz. Ville croupion de la capitale bolivienne que nous ne finissons pas de pénétrer ! Des kilomètres et des kilomètres de route encombrée par la circulation, la pollution (on a l'impression d'être constamment avec des gaz d'échappement dans la bouche !), les coups de klaxons incessants,... On a connu des fins de journées meilleures !

C'est avec hâte que nous sortons de la ville jour suivant...pour nous diriger vers le lac Titicaca, le plus haut lac navigeable au monde. Et le spectacle est au rendez-vous ! Et les côtes aussi sont au rendez-vous. Ca, c'était moins attendu ! Pour rejoindre Copacabana, nous montons jusqu'à 4250 mètres d'altitude, par un froid qui nous glace les os ! Transpiration et froid glacial ne font pas bon ménage... A...cette...altitude,...à...chaque...fois...qu'on...retient...sa...respiration...pour... ne pas... inhaler... les gaz d´échappements...des quelques cars et camions... qui nous dépassent,...c'est...presque...l'asphyxie !

Et aujourd'hui, nous sommes à Puno...après avoir emprunté une des routes les plus mauvaises, jusqu'à présent, de notre voyage. On parlerait plutôt de "mauvaise piste asphaltèe" !

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09 décembre

Et voilà. Nous sommes en Bolivie.

Depuis, nous avons fait toute la route du nord-ouest de l’Argentine vers la Bolivie. Une route toujours aussi magnifique, perchée à 3600-3700 mètres d’altitude. Les paysages toujours aussi grandioses et superbes. Tilcara, Purmamarca, Humahuaca, autant de noms de villes et de villages où les montagnes, les paysages nous en ont mis plein la vue!
Nous avons fait une partie de cette route avec Maurice et Miranda, un couple de Hollandais habitant la commune de Fourons. Super sympas.
En plus d'être super sympas, ce couple de Hollandais nous a quand même sortis d'un embarras certain qui nous suivait depuis plusieurs longues journées! Nous avons perdu notre carte de banque Maestro et essayions depuis plusieurs jours de retirer de l’argent avec la Visa. Sans succès. Toujours sans succès. "Code erroné" comme même réponse! Un peu comme à Dakar...sauf que là, ça avait fini par marcher! Donc, notre papa nous a bien aidés en demandant un nouveau code...qui ne fonctionnait pas non plus...en redemandant un nouveau code...que nous avons pu activer...à la dernière ville argentine! Plus de stress avec les cartes que sur la route!

Plusieurs cyclo-voyageurs bien chevronnés rencontrés sur la route et venant de Bolivie nous avaient conseillés de prendre le train, tellement la piste de Villazon à Oruro est excécrable. En cause en partie de la saison des pluies actuelle. Une expérience aussi que de prendre ce train avec un arrêt de deux jours au Salar de Uyuni qu'on ne voulait ABSOLUMENT pas rater!

Mais une ENORME déception puisque, toujours à cause de cette saison des pluies, 30 cm d'eau recouvraient tout le début du Salar et le rendaient donc très difficilement praticable en vélo! On s'est donc rabattu, la mort dans l’âme, sur un tour d’une journée en jeep...qui finalement s'est avéré suffisant. Spectable magnifique cependant que l’eau sur le Salar !

Nous sommes aujourd'hui à Oruro, une ville minière tout à fait triste et pour ainsi dire peu accueillante! On repart demain en direction de La Paz. On a hâte de reprendre les vélos!

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Argentine

Séquence du : 27 oct. 07 | 28 oct. 07 | 17 nov. 07

26 novembre : Argentine

Une semaine plus tard, nous voilà à Tafi del Valle, dans la Province de Tucuman, au nord de l'Argentine.

Depuis la semaine dernière, nous avons enchaîné les étapes de 100,120,130 et même 160km (notre deuxième plus longue étape depuis le début de notre périple). Les grands espaces plats nous ont bien aidé sur ce coup-là, c'est vrai. On a traversé des centaines et des centaines de km de champs. On voit ce que c'est maintenant l'Argentine agricole! Les agriculteurs partent même pour plusieurs jours quand ils vont travailler au champ, tellement les espaces sont immenses! Ils emportent leur "roulotte" avec eux pour la durée du travail!

Après les champs, nous avons eu l'immence chance de traverser des salines...où il n'y a strictement rien! Raison pour laquelle nous avons dû faire ces 160km...avec un pic de températures à 51 degrés! On a bien cuit ce jour-là sous le soleil brûlant! Lors de ces 160km, un Argentin s'arrête pour nous offrir de l'eau fraîche. Un fois redemarré, on constate que sa plaque minéralogique commence par "AMI". Quand la réalité dépasse la fiction!

Au niveau du logement, nous avons un peu innover cette semaine. Nous disant que les Argentins avaient l'air hospitalier, nous avons tenter l'option "municipalité". Et ça a marché! À trois reprises, les communes nous ont offert non pas le gîte dans une salle communale ou autre mais bien un nuit dans l'hôtel du village (l'Argentine étant un grand pays, les voyageurs sont nombreux et donc les hôtels, même si modestes, le sont aussi et en général bien tenus)! On n'en revenait pas! Nous avons également été accueilli chez un habitant super sympa et hier dans une salle de catéchisme, mise à disposition par le "Padre" du village.

Autre rencontre brève mais tellement forte. Hier, pour midi, nous avions envie de sucré (oui, ça arrive, même au pays de la viande...). On s'arrète donc dans une boulangerie dans un petit village, on achète six pâtisseries et on demande où on peut boire un café. La femme ne fait ni une deux, elle nous invite non seulement à boire le café chez elle mais nous offre aussi pain, dulce de lecche et confiture! D'une gentillesse encore une fois!

Autre grand moment de la semaine... Jeudi dernier, nous nous arrêtons dans un autre petit village, sur le temps de midi pour retirer de l'argent. Les banquiers sortent tous, attirés par notre accoutrement, nous posent les questions habituelles et, au moment de partir, l'un d'eux nous demandent combien de temps on compte rester au village. "Une heure, pas plus. Le temps de manger" répont-on. "Ok, j'appelle la télévision locale".

On avait à peine terminé nos sandwichs que le journaliste et le caméraman arrivaient!! J'ai donc donné une interview...en Espagnol!! Un grand moment de télé et surtout d'Espagnol! Et c'est pas fini! Le soir, on s'adresse à la commune pour trouver un endroit pour dormir. Devant la Secrétaire communale, Adrien raconte l'épisode de l'interview. Ça n'a pas manqué! Elle a appelé LEUR télé locale! J'ai donc eu droit à une 2ème interview le même jour!

La montagne, c'est parti pour un bon moment! On va mouliner sec!

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20 novembre : Argentine

Cela faisait longtemps que nous n’avions pas donné de nouvelles... mais les voici ces nouvelles fraîches depuis Santa Fe, à 500 km au nord de Buenos Aires.

Après donc avoir atterri à Buenos Aires, nous avons passé une semaine superbe en compagnie des deux personnes les plus gentilles de la Terre : Carmen et son frère Alvaro (voir photos sur notre site pour ceux qui veulent). Ils nous ont fait découvrir leur ville et surtout nous ont fait aimer cette ville!

Après avoir repris goût quelques jours à la vie de citadins (avec même un petit cinéma!), nous avons repris nos vélos pour continuer notre voyage! Il a bien fallu quitter Carmen et Alvaro qu’on ne remerciera jamais assez de nous avoir accompagnés, guidés pendant toute cette semaine.

A Tigre, après un tour en bateau sur le Delta, nous avons dormi dans la plus belle des auberges de jeunesse que nous ayons vu jusqu’à présent! Là, nous avons pris nos renseignements auprès d’Eduardo, un employé de l’auberge, concernant la route a prendre pour sortir de la ville et nous diriger vers le nord, vers Santa Fe... Après nous avoir tout expliqué, il nous dit : "Vous partez à quelle heure demain? 9h? Ok, je viens avec vous pour vous montrer le chemin." D’une gentillesse, on vous avait dit...


Les deux jours qui ont suivi, nous avons appris à rouler sur... l’autoroute, qui constituait souvent pour nous rendre vers Rosario et Santa Fe l’unique moyen d’y arriver sans faire d’interminables détours. Trouver des cyclistes sur la bande d’arrêt d’urgence de l’autoroute semble ici normal (malgré les panneaux aux entrées d’autoroute leur interdisant l’accès). Aux péages d´ailleurs, pas de soucis avec les policiers . On a même vu un gars collé a un camion profitant de l’aspiration du poids lourd!! On croyait avoir tout vu ou presque !

Autre episode incroyable de notre route vers Rosario. Il est environ 14h. Nous avons fait à peine 62km depuis le matin. La cause : un vent fort, de face, qui nous empêche d’avancer comme on le voudrait. Notre compteur descend parfois a 10km/h. On décide de s’arrêter a une station essence (On est sur une autoroute, pour rappel:)) pour se reposer un peu et examiner la carte pour voir ou on pourra passer la nuit. Initialement, on avait l’intention de rejoindre Rosario mais ce ne sera pas possible. Alors qu’on se pose, trois ambulanciers nous accostent et nous posent des questions sur nous, notre voyage, notre destination,... D´abord peu enclins à leur faire la causette, on leur explique que le vent fort nous empêche d’avancer et qu’on ira pas aujourd’hui a Rosario,...,... Après quelques minutes de conversations, ils nous proposent de mettre nos vélos, nos bagages dans leur ambulance!!! Pas certains d’avoir bien compris, on se regarde, tellement ça parait surréaliste! Mais oui, on a bien compris. Alors, après quelques secondes d’hésitation, on y va! Parce que nous avons entrepris ce voyage pour vivre des expériences avant tout d abord! Nous avons choisi le voyage par le vélo et non pour le vélo !

Quelques minutes plus tard, nous étions donc dans une ambulance, sur l’autoroute, en route vers Rosario. On n en revenait pas! Les ambulanciers nous ont même fait une petite visite guidée de Rosario...pour finalement nous débarquer à quelques mètres de l’auberge de jeunesse. Ou l’accueil a été tout aussi excellent. Prévenus par l’auberge de Tigre, ils nous attendaient, nous ont offerts les deux nuits sur place (comme à Tigre d’ailleurs) et accueillis avec un large sourire! Je vous disais que ces Argentins étaient incroyables!

Là nous avons passé une journée avec Lucia, la soeur de Carmen et Alvaro, et Alvaro... Lucia qui elle aussi a le coeur sur la main. Elle nous à d’ailleurs invité à dîner dans son petit appartement qu’elle partage avec une autre étudiante. Elle nous a lâché une phrase que nous n’oublierons pas de si tôt : "L'appartement est petit mais le coeur est grand". Tellement vrai!

Après les avoir laissés, nous avons repris la route pour deux jours vers Santa Fe, ou le papa (Jorge) de Carmen, Alvaro et Lucia nous attendait a son tour!

Arrives vers 16-17h, nous avons pris un bus à 00.45 en direction d’Iguazu à l’extrême nord-est du pays, la ou se trouvent de magnifiques chutes. Spectacle grandiose !

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Sénégal

23 octobre : Sénégal - Argentine

Depuis quelques jours, nous sommes arrivés à Buenos Aires, en Argentine. San Telmo, Puerto Madero, El Caminito,... Autant de quartiers qui font de cette capitale de plus de 8 millions d'habitants une ville magnifique et agréable...

Mais pour y arriver, nous avons vécu quelques (més)aventures quelque peu stressantes...

Rétroacte.

Depuis l´Hôtel Mermoz et l'accueil EXTRA-ORDINAIRE de son propriétaire Philippe Le Grand (et Consul Honoraire de Belgique s'il vous plaît), pas mal de stress donc, quelques centaines de kilomètres en vélo et plusieurs milliers en avion.

Alors, commençons par le début. Après Saint-Louis, nous avons trouvé à Thiès à 60 km de Dakar une auberge tenue par un couple de liégeois. Où nous avons dégusté de délicieux et authentiques...boulets a la liégeoise!!! Oui, vous lisez bien! Comme quoi, le monde est petit et les Belges sont partout!

Le lendemain, en route vers Dakar où le seul mot que nous avions à l'esprit était le mot "chaos". Embouteillages, voitures partout, dans tous les sens, dans toutes les directions, la pollution (nos poumons en ont encore pris pour leur grade)... Avant d'arriver dans la capitale sénégalaise, un adjudant-chef nous interroge sur notre parcours, notre voyage. En guise d'au revoir, il fait un pas en arriere, le salut du gendarme et s'exclame haut et fort : "L'Afrique vous respecte!" Encore une image magnifique qui va nous rester en tête!

Arrivés à Dakar, nous nous posons rapidement et nous rendons au guichet de la TAP Portugal pour retirer nos billets que nous avions pré-réservés. Arrivés là-bas, on nous annonce le plus naturellement du monde que "malheureusement, il y a une grève des pilotes à Lisbonne. Donc tous les vols sont annulés entre le 24 et le 26 octobre". Pas de chance, on passe par Lisbonne et on devait partir le 25! La chance que, partant le 8 juillet en vélo de Namur, il y ait une grève le jour de notre départ de Dakar des pilotes quand même infîme, nous aurions peut-être dû jouer au Lotto ce jour-là!!

Retour à la case départ ou presque donc! Nous ne voulons pas retarder notre départ au mois de novembre. Chaque jour sur place est un jour qui nous coûte...

On est donc parti pour un tour des compagnies aériennes : AlItalia, South African,...pour finalement tomber sur... Monique (on ne l'oubliera pas Monique!) chez Iberia, qui nous dit : "Je vais voir ce que je peux faire". On quitte les bureaux en se disant "On verra bien, on a de toute facon réservés le 31 avec la TAP, au plus tard..."

Le lendemain matin, nous avons rendez-vous avec Pierre Hazette, le délégué de la Région wallonne et de la Communauté francaise. Il nous parle de son travail et des nombreux projets au Sénégal. On le quitte et refait le tour des compagnies en commencant par Iberia. Monique nous annonce qu'elle a trouvé une place pour...le soir même, en passant par Rio. On prend! "Je vais essayer de trouver une deuxième place mais je ne promets rien" Rendez-vous après la pause midi à 14h30 chez Iberia.

À 14h30, nous sommes à la porte de chez Iberia, Après de trop longues minutes d'attente à notre goût, c'est à nous : "Voila, c'est bon, j'ai deux places." On n'en revient pas!!! On aurait bien embrasser Monique!! Pour moins cher que prévu initialement !!
Mais le meilleur reste à venir! Il faut payer les billets. Au moment de faire le code de ma carte de crédit, première tentative " CODE FAUX". Deuxième tentative : "CODE FAUX"... Attention, nous dit Monique, 3ème tentative fausse et votre carte est bloquée. Nos nerfs sont mis à rude épreuve! Nous faisons le tour de tous les codes qui pourraient être le bon, en étant pourtant certain de notre coup! Nous allons à la banque pour voir s'il n'y a pas un autre moyen de retirer l' argent...

Pour rappel, il est à ce moment environ 15h,15h30 et nous sommes censès partir à 22h55....

À la banque, même réponse évidemment : "le seul moyen, c'est la VISA". On tergiverse encore un peu et puis nous décidons de tenter la dernière chance. "De toute facon, on n'a que cette solution et nous sommes certains du code malgré ce que dit la machine!" Troisième essai. Message du terminal : "CODE FAUX" Nous partirons donc pas le soir même...

Sauf que le guichetier nous dit "Attendez. ça a l'air de passer. La transaction a l'air de se faire normalement." On n'en croit pas nos oreilles. On ne comprendra décidément jamais!

Terminal : "Transaction annulée". On interroge le guichetier... "Non, non, c'est bon! Vous, les Occidentaux êtes toujours trop pressés... " On a frôlé la crise cardiaque quand même!! :)

L'argent en poche, on prend nos billets, on remercie Monique et on prend un taxi pour l'appartement et faire les bagages. Il est 17h.

Pour se rendre à l'aéroport, nous avons encore droit à des pistes, des déviations, des embouteillages. Une fois sur place, on emballe les vélos, les bagages et on attend. Ni problème, ni surprise ici.

Stop à l'aéroport de Las Palmas, 6h à l'aéroport de Madrid (où nous retrouvons le froid, la pluie (mais de l'interieur:) et la propreté...

À Rio De Janeiro, notre avion atterrit à 19h (au lieu de 18h30). Notre avion pour Buenos Aires décolle à 19h30...et les hôtesses nous certifient que nous allons rater la connection. Les premiers à sortir de l'avion (on avait eu un traitement de faveur, on avait trouvé pour nous deux places libres en business, à l'avant donc...), un employé de chez Iberia nous attend à la sortie de l'avion pour nous annoncer que tout est réglé. Ouf!!

Arrivée à Buenos Aires la nuit du 24, accueil par Carmen et son frère Alvaro. Vélos à l'arrivée (un peu endommagés) mais pas les valises (qu'on recevra un jour plus tard)... Jusqu'au bout on vous disait :-)

Sentiment bizarre de se réveiller dans une ville d'Amérique latine alors que 24h plus tôt nous étions en Afrique (surtout dans les conditions de départ que nous avions connues).

Depuis, nous avons goûté la viande, la glace, ledulce de lecche, les empanadas,...

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15 octobre

Très difficile de quitter une personnage aussi attachant que notre ami Ramon! Mais nous sommes obligés de continuer notre chemin. C'est aussi ça un voyage comme le nôtre...
Tout se lie contre nous pour nous empêcher de quitter la ville. Il nous faut près de deux heures pour sortir de la ville, qui s'apprête à fêter la fin du Ramadan. Tout le monde veut son mouton. Les embouteillages bloquent tout à fait la ville.
Finalement, nous sortons de la ville, non sans dire au revoir à Ramon qui a tenu à nous accompagner jusqu'à la sortie de la capitale...
Nous rallions Rosso en deux jours. La route n'est pas bonne. La santé d'Adrien non plus. Il peine à faire ces kilomètres mais il se fait violence et mort sur sa chique.
Nous rentrons dans l'Afrique noire. A chaque village traversé, nous avons l'impression d'être des coureurs du Tour de France tellement les encouragements sont nombreux. Passés la frontière, nous sommes des "toubabs" ici, des européens, des blancs, des occidentaux. Et le signes de la main, les sourires sont encore plus nombreux.
Nous arrivons à Saint-Louis, invités par Philippe Le Grand, propriétaire du mangnifique Hôtel Mermoz...et Consul Honaire de Belgique ! Nous y resterons quelques jours avant de rejoindre Dakar.

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Mauritanie

Séquence du : 06 oct. 07 | 07 oct. 07

12 octobre

Chaud, on a eu chaud pendant la liaison entre Nouadhibou et Nouakchott!! On a réellement pris la mesure du mot "fournaise" ces derniers jours avec des températures grimpant jusqu’à 50 degrés.
Pour sortir de la baie au bout de laquelle se trouve Nouadhibou, nous avons décidé de "prendre" le fameux train le plus long du monde qui achemine les minerais de fer dans la ville du nord du pays. "Prendre" le train à ne pas comprendre au sens où on l'entend en Europe! Nous avons hissé les vélos et les sacoches en un temps record dans la benne de plusieurs mètres de haut, grâce à l'aide précieuses de plusieurs Mauritaniens.
Quelle expérience unique, extra-ordinaire que de prendre ce train! En deux heures de trajet, nous étions couverts d'une couche épaisse de poudre de minerais de fer, de sable et de fumée de charbon. Mais un moment qui restera gravé dans nos mémoires, c'est certain!
Les trois jours qui ont suivis ont été aussi denses! Une vraie fournaise, des températures jusqu'à 50 degrés, le sable qui s'infiltre partout, l'eau trop précieuse que pour se laver (pas très gai de se coucher du sable sur tout le corps:)), pas d'information fiable pour les ravitaillements et pour la présence d'auberges, de khaïma sur notre route. Arrivés à Nouakchott, nous n'avions qu'une seule envie : une boisson fraîche, une douche, un bain d'Aquarius!! Et notre voeu a été presque entièrement exaucé.
Arrivés dans la capitale mauritanienne, nous appelons un Espagnol croisé sur la route un jour plus tôt. Il nous a laissé sa carte et proposé le gîte. Comme par miracle, il apparaît deux minutes plus tard, montre en main!
"Je crois que d'abord, vous allez prendre une bonne douche non?" Une fois de plus, nous n'en croyons pas nos oreilles. Et nous n'étions pas au bout de nos surprises! En moins de temps qu'il ne faut pour le dire, nous nous sommes retrouvés invités par Ramon dans le meilleur restaurant de la ville avec steak, frites, houmous, filet de boeuf et...bières! On n'en croit pas nos yeux. Nous sommes quand même dans une République islamique, pendant le Ramadan. Quoiqu'il en soit, nous savourons doublement ces bières. On ne se refait pas! On est, on naît belge...

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04 octobre

La Mauritanie. Nouadhibou. Nous y sommes. "Enfin!" aurait-on envie de dire! Les centaines kilomètres que nous venons de parcourir dans le Sahara Occidental n'auront pas été les plus intéressants de notre voyage. Et c'est peu de le dire. Le paysage est plane, monotone et quasi identique pendant toute la traversée. Enfin, à Dakhla, nous avons croisé la route de Pierre Schuler, un Strasbourgeois de 60 ans qui a entrepris de faire, seul, le trajet Montpellier-Nouadhibou en vélo lui aussi. Pourquoi ne pas faire la route ensemble? Une fois un petit soucis téléphonique réglé de son côté, la décision est vite prise. Nous ferons les kilomètres ensemble. Faire le trajet jusqu'en Mauritanie à trois aura été agréable. Les journées auront été remplies par nos conversations.

De belles rencontres aussi!: arrivés en fin de journée au milieu de nulle part, nous ne savons toujours pas où nous dormirons. Nos informations quant à la présence d'une station d'essence sont fausses. Nous nous adressons à une voiture arrêtée au bord de la route. Ce sont des pêcheurs. Nous dormirons dans leur campement, au bord de l'océan atlantique! Avec dégustation de thé sous leur tente.

Lors de cette même journée, nous sommes sur cette route interminablement rectiligne. Arrivé d'une camionette Mercedes. Par la fenêtre du conducteur, passe un paquet de dattes. Comme tombés du ciel, cette camionnette s'arrête. Le conducteur nous offre jus de fruits, cakes, eau et dattes. Incroyable! Ce type nous a vu au loin et n'a pas hésité à nous offrir des vivres. Ces gens sont in-cro-yables!

La traversée du Sahara nous aura apporté la plus belle, la plus improbable rencontre de notre voyage jusqu'à présent!

Ici à Nouadhibou, nous avons été reçu par le directeur de l'Alliance française, avec qui nous resterons d'ailleurs en contact pour la Mauritanie (avec une surprise à Atar, je n'en dis pas plus). Il nous invite le soir de notre arrivée à dîner chez lui avec bière et un Bourgogne blanc comme accompagnement. Le bonheur! Dans un pays musulman, pendant le Ramadan, il ne s'agit même de penser une seconde à une seule goutte d'alcool... Les plaisirs simples de la bouche nous manquent, on doit bien l'avouer.

Demain, nous prenons le plus long train du monde pour sortir de Nouadhibou. Quelques chiffres : deux kilomètres, trois locomotives, 50 km/h. Après, directions Nouakchott via la toute nouvelle route qui relier les deux villes les plus importantes du pays. Il va falloir assurer au niveau du ravitaillement car les températeurs atteignent 50 degrés. Mais les informations données par le directeur de l'Alliance sont rassurantes.

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Maroc

Séquence du : 08 sept. 07 | 09 sept. 07

26 septembre

Hier 24 septembre, nous sommes arrivés à Laâyoune, la ville la plus au nord et la plus importante du Sahara Occidental. Nous n'arrêtons pas de croiser ici des militaires et des gros 4x4 estampillées "UN". Ambiance étrange... Atmosphère de ville occupée... Et pour cause, la situation du Sahara Occidental n'est pas encore réglée au regard du droit international. Adrien et moi profitons de la présence des Nations Unies dans la ville pour rencontrer quelques "officers" qui nous expliquent en long et en large la situation sur place.

Après quelques palabres, nous nous posons à l'hôtel. Alors que nous sommes en train de marcher à la recherche d'un snack, un marocain nous accoste. "Bonjour! Adrien? Carl?". Jaouad, le cousin de Yassin que nous avons rencontré à Khemisset et avec qui nous sommes restés en contact, nous a reconnus...grâce à notre site Internet qu'il a visité et dont il connaît absolument tout ! Nous sommes "sur le cul" ! Nous devions le rencontrer le lendemain de notre arrivée. Il devait nous remettre un cadeau de Yassin, deux chèches (coiffe traditionnelle des hommes du désert). Tout à fait par hasard, il nous a croisés dans la rue. Dans une ville de 200.000 habitants ! C'est aussi ça qui fait le charme des voyages...

Demain, direction Boujdour. Nous devrions rester encore une dizaine de jours au Maroc.

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17 septembre

Voilà, c'est fait. Nous sommes montés sur le toit de l'Afrique du Nord, à savoir le Djebel Toukbal qui culmine à 4167 mètres d'altitude. Une ascension qui, même si elle demande un minimum de souffle et de condition physiqe, n'est pas du tout technique. Après avoir passé la nuit au refuge, tenu de main de maître par Lidia, du club alpin français à Imlil, nous avons pris le chemin vers le refuge du Toukal, toujours du Club alpin français, qui, lui se situe à 3207 mètres. Nous y avons trouvé cet inexplicable ambiance, faite d'odeur de bois, de chaussure de rando huide, d'adrenaline,... On adore! Dimancha matin, lever à 5h30 pour débuter l'ascension proprement dite. Et 2h plus tard, la récompense était au rendez-vous. Une vue imprenable, un ciel sans nuages. Mangnifique. Le temps de redescendre au refuge du Toubkal pour déjeuner en compagnie de français de Haute-Savoie, nous avons repris la route du refuge d'Imil. Au total sur la journée, plus de neuf heures de marche et près de 3400 mètres de dénivelés. Aujourd'hui, nous avons les jambes dures comme du bois mais des images plein la tête!

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11 septembre

Voilà, nous avons repris la route. Après plus de dix jours passés à Fès, nous sommes remontés sur nos destriers. Quelques jours bien nécessaires pour récupérer de la tourista (quelques épisodes bien croquignollesques...a posteriori:)) et des cinq kilos perdus chacun! Plus quelques jours en ce qui me concerne (Carl-Eric) avec Florence pour passer une semaine de vacances en amoureux;).

L'itinéraire que nous avons choisis pour rejoindre Marrakech passait par Meknès, Khemisset, Oued-Zem. Pas le plus bel itinéraire mais le plus facile... Et à chaque ville ou village, un accueil toujours aussi extraordaire. Presque automatiquement, la première maison où nous frappons nous accueille avec beaucoup d'enthousiasme. Quelques minutes après notre arrivée, nous nous retrouvons systématiquement un verre de délicieux thé à la menthe dans une main et une galette ou un biscuit dans l'autre... Chaque soir, c'est pour nous l'occasion de découvrir un peu plus les Marocains. Des gens vraiment extraordinaires! Et même si la religion musulmane - nous l'avons appris dans une de nos familles hôtes - recommande l'accueil des étrangers, on a souvent l'impression qu'il y a plus que ça chez les Marocains.

Fin de cette semaine, nous laisserons nos vélos à Marrakech pour entreprendre l'ascension du Mont Toubkal (4167 mètres), le toit de l'Afrique du Nord, au départ du refuge du Club Alpin Français d'Imlil. De belles images en perspectives!

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22 août

Lentement mais sûrement. C’est le mot d’ordre depuis que nous sommes sur le sol marocain. La chaleur mais surtout les côtes nous obligent à adapter notre rythme. Et pour preuve, hier, pour arriver dans la ville de Chefchaouen, nous avons eu a gravir une côte de 6,5 km, avec des pics à 14%, et sous des températures allant jusqu'à 43 degrés. Sans le moindre souffle de vent évidemment :-). Sur à peine 60 km parcourus hier, nous avons eu 1.300 mètres de dénivelles !

Mais l'accueil des Marocains est toujours aussi surprenant et incroyable. Une voiture sur deux nous fait un signe d'encouragement ! Depuis la famille d'Hassan El Alami, nous avons été reçus par d'autres belgo marocains. On reprend la route demain. Nous devrions être à Fez pour la fin de la semaine.

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18 août

Dimanche 18 août. Nous avons passé notre première nuit au Maroc. Et quelle nuit! Hier, nous avons quitté Algeciras. Nous avons pris le bateau jusque Ceuta et passé la frontiere marocaine. Enfants de l'U.E., nous ne sommes plus habitués aux passages des frontières. Mais le passage s'est fait sans encombre. Une fois sur le sol marocain, les signes d'encouragements, les sourires et les marques de sympathie ont été très nombreux! Chose à laquelle nous n'étions plus vraiment habitués... A Martil, a 40km au sud de Ceuta, nous avons frappé a la porte de la famille d'Hassan El Alami, habitant à Bruxelles. L'accueil a été mé-mo-rable! Nous avons pris le goûter avec la famille, et sommes sortis en ville pour souper. Nous avons même eu la chance d'être invités à un mariage marocain, jusqu'à 3h du matin (5h, heure belge)...ou nous avons (une fois de plus:)) degusté d'autres délicieuses spécialites du pays. Le plongeon dans la culture de notre pays hôte du moment a été aussi rapide qu'inoubliable!

Encore merci à Sallah-Eddin, Ismaïl et toute leur famille.

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Espagne

Séquence du : 04 août 07 | 05 août 07 | 11 août 07 | 12 août 07 | 18 août 07 | 19 août 07

16 août

Nous arrivons tout doucement à la fin de notre périple en Espagne. Actuellement, nous prenons quelques jours de repos à Grenade. Ville magnifique! Nous voulions visiter la Alhambra. Impossible tellement la file d´attente était longue! Nous voulions faire un aller-retour en train vers Séville. Les horaires des trains nous ont rendu la tache difficile. Quelques heures pour visiter une telle ville était vraiment trop peu. Ce sont les aléas des voyages. Pas très grave! Nous en avons profité pour faire un check-up de nos vélos avant l´Afrique. Demain, nous nous rendons a Algeciras en train. Oui, nous avons préfère faire un détour de 200km par le Parc Naturel de la Sierra de Cazorla et ne pas faire la cote qui nous intéresse moins. De là, nous prendrons le bateau pour Ceutat.
On peut dire que le spectacle a été au rendez-vous. Des montagnes magnifiques, des plantations d´oliviers a perte de vue, une nature préservée (enfin oserait-on dire...). On en a pris plein la vue! Vraiment, cette région gagne a être connue. Hornos, Cazorla,... sont autant de villages de montagnes tout à fait magnifiques.
Fin de cette semaine, nous serons donc au Maroc. Nouveau pays, nouveau continent et nouvelle culture. On a hâte d´y être!

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09 août

Nous sommes à Pinos, au sud-ouest de Valence. A ce propos, quelle galère pour sortir de la Ville ! Les Espagnols ne pensent décidément pas beaucoup aux cyclistes... soit.
Après avoir tourné pour sortir de Valence, nous arrivons enfin...à la conclusion qu'il est impossible pour les vélos de sortir par la route ! Obligés de revenir à la Gare du Nord (où nous étions une heure plus tôt !) pour prendre à nouveau le train (on le jure, on ne le fait pas exprès pour aller plus vite!;)).
La, alors que nous attendons le train, nous tombons sur Paco Tortosa, le pionnier, le père du cyclo-tourisme en Espagne...qui prend le même train que nous! Ni une, ni deux, nous décidons de descendre au même arrêt que lui et le suivons jusqu'à son bureau. Il nous indique sur nos cartes les plus belles routes à prendre. Nous sommes ravis! Nous rejoindrons Grenade par l'intérieur du pays.

Le reste de la journée, nous rallions donc la ville qu'il nous a indiqué, a savoir Belluz. Une fois de plus, nous sommes confrontés a la toute relative hospitalité des Espagnols. Nous y allons alors au culot et demandons à des Anglais de passer la nuit chez eux. Chose qu'ils acceptent! La suite est tout simplement dingue : deux vrais lits, une chambre climatisée, un repas, du vin, du "Champagne" espagnol. Crazy, isn't it !? (Voir la photo d'Adrien au petit déjeuner)

Avant cette journée folle, nous avons aussi rencontré Claudio, un italien avec qui nous avons roulé jusque Valence. Nous avons aussi battu notre record de la journée la plus longue : 130km entre Deltebre et Castellon. Enfin, nous avons passé le cap des 2.000km (2.250km le soir du 8 août). Et toujours pas un seul problème avec nos vélos. Pourvu que ça dure !

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France

Séquence du : 14 juillet 07 | 15 juillet 07 | 21 juillet 07 | 22 juillet 07 | 28 juillet 07 | 29 juillet 07

29 juillet

Voilà, des nouvelles fraîches de retour sur notre site. Désolé pour cette longue attente mais notre webmaster et ami François a pris quelques jours de vacances... avec nous. Il a fait Lyon-Perpignan en notre compagnie.
Au moment d´écrire ces lignes, nous sommes le 29 juillet et passons la nuit à l´auberge de jeunesse de Gérone. Nous serons à Barcelone le mardi 31 juillet vers 12h00.
Depuis la Champagne-Ardennes, beaucoup de kilomètres parcourus et de personnes rencontrées. Nous avons dormi dans une chambre de vendangeurs dans le Beaujolais, chez André Fontaine. Nous avons aussi été rejoint par nos parents, oncle et tante aux alentours de Lyon pour de très agréables moments.
Après deux grosses journées de route (116 km pour la plus importante), la famille Defosse nous a accueillis dans sa maison de vacances à Tarascon. Deux jours de repos bien nécessaires. Thibaut, Françoise, Lola, Théo et Emma ont vraiment été comme une seconde famille pour nous. Les bisous "tout doux" resteront longtemps dans nos cœurs.
Ensuite, la Camargue avec ses chevaux, ses ibis, ses étendues d´eau, le Canal du Midi, les lagunes du Languedoc-Roussillon ont été autant d´endroits superbes à traverser.
Le moment le plus anecdotique aura tout de même été la nuit passée dans la caserne de pompiers de Gruissan, où nous avons été accueilli par Marc Coppens, un carolo établi là depuis 6 ans. C´est un accueil très chaleureux que toute l´équipe nous a réservé. Au programme : barbecue, frites, muscat, etc. La presse a même fait un détour par la caserne pour écouter et faire connaître notre histoire. Ce passage restera en tous cas un excellent souvenir.
Après une nuit gratuite passée à l´auberge de jeunesse de Perpignan (tout comme à Sète deux jours plus tôt), la plus ancienne de France, nous avons franchi la frontière franco-espagnole le 28 juillet, soit 20 jours et 1515 kilomètres après notre départ de Namur.

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23 juillet

Aujourd'hui, lundi 23 juillet, nous terminons une pause de deux jours à Tarascon. Des amis et leurs petits monstres nous ont accueillis dans leur maison de vacances. L'occasion pour nous de nous (re)poser un peu, de visiter aussi et...de faire quelques lessives!:)
Nous avons effectué nos 1000 premiers kilomètres. Aucun soucis technique, aucun soucis physique. Tout roule donc toujours. Nous reprenons la route demain en compagnie de François, notre ami et webmaster, en direction de Perpignan.
Dans quelques jours, nous serons en Espagne. Nouveau pays, nouvelle culture et surtout nouvelle langue...que nous ne maîtrisons que très partiellement. Cela devrait donner lieu à des anecdotes croustillantes! :-)

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14 juillet 2007

Après avoir quitté notre gîte de luxe à Saint-Remy-en-Bouzemont, nous avons longé le Lac du Der. Magnifique spectacle mettant en scène des dizaines de variétés d'oiseaux qui font la richesse de cette réserve ornithologique. L'après-midi est difficile : le vent de face nous oblige à pédaler dans les descentes. Finalement, nous atterrissons à Bar-sur-Aube, au presbytère de l'église Saint-Pierre.
Vendredi 13 juillet, direction Celles-sur-Ources, où Cédric Bouchard nous attendait pour nous parler de son métier. Le petit par la taille mais grand par le talent producteur de champagne nous a expliqué sa vision des choses : production biologique (pas d'engrais ni de désherbant), pas d'assemblages de différents cépages et tout le travail réalisé à la main. Résultat : un champagne d'une très grande finesse et d'une très grande richesse. Ce jour-là, nous avons démarré tôt pour être chez Cédric Bouchard dans les temps. L'après-midi est longue. Nous sommes finalement arrivés à Prusly-sur-Ource et avons littéralement dévalisé la boulangerie, heureusement encore ouverte. Nous avons planté la tente près du lavoir et mangé avec le coucher de soleil en fond d'écran.
Samedi 14 juillet, dernier jour où notre ami Charles nous accompagne. Notre lièvre, poisson-pilote, troubadour et maillot à pois de la semaine aura été un compagnon de route idéal ! Les courses de côte à 25km/h (avec 25 kg de bagages) et les éclats de rire resteront dans nos têtes pour la suite du voyage.
Le soir de ce 14 juillet, nous avons planté la tente dans un camping. Pour dîner : apéritif, plat, vin et dessert gracieusement offert par Josiane et Jean-ClaudeThévenot, de très sympathiques habitants du petit village de Saint-Seine-l'Abbaye.

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12 juillet 2007

Nous avons passé le nuit du 11 au 12 juillet à Saint-Remy-en-Bouzemont, à côté du Lac du Der. Gérard Girandin (photo), Maire du village, a mis à notre disposition un gîte amenagé pour les pélerins de Saint-Jacques de Compostelle. Deux vrais lits, une douche chaude, une petite cuisine : le grand luxe. Quelques jours seulement sur la route, mais déjà de belles rencontres et de bons moments. Une première nuit dans la fôret d'Hargnies, en-dessous de Givet. Nuit pluvieuse et terrain détrempé pour la tente. Point positif : on est rassuré sur la qualité de notre matériel :-)
Le lendemain, nous dormons à l'Institut médico-éducatif de Boutancourt. Rencontre avec Mohammed (photo), éducateur dans l'établissement, très patient avec ses "gamins" et très accueillant avec nous !
Troisième jour, nous dormons à La Neuville-au-Pont, où le Maire met la salle des fêtes à notre disposition. Des Ardennes à la Champagne, le paysage a changé : de fôrets vierges de toutes habitations, nous sommes passés à des paysages où les champs s'étendent à perte de vue. Nous en dans la Champagne agricole, le grenier à blé de la France (photo). Le climat s'améliore et nous laissons peu à peu la pluie derrière nous... et c'est tant mieux !
Ce jeudi 12 juillet, visite à la réserve ornithologique au Lac du Der, plus grand lac intérieur de France. Demain vendredi, passage prévu chez Cédric Bouchard, petit producteur d'un très grand champagne.

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Avant notre départ (archives)

14 avril 2007 : Notre site web est en ligne

Voilà, c'est fait ! Notre site web est en ligne. Nous serons grâce à lui en contact avec vous qui êtes intéressés par notre projet. Aussi souvent que possible, nous l'alimenterons en récits, photos et vidéos pour partager avec vous notre expérience et notre projet d'éducation à l'environnement.

Aujourd'hui, nous en sommes encore à plus de deux mois de la date du départ et pourtant, que de chemin parcouru depuis le moment où nous avons décidé de nous lancer dans cette aventure ! Des lectures passionnantes, des rencontres enrichissantes, une préparation incessante mais stimulante depuis octobre 2006… Et beaucoup de temps consacré à la recherche de partenaires prêts à nous soutenir dans notre initiative. Fort heureusement, plusieurs sont d'accords depuis le début pour nous accompagner dans ce voyage que nous effectuerons aussi pour les plus jeunes.

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27 avril 2007 : Projection du film de Léon Tillieux

Ce soir, nous assistons à la projection du film de Léon Tillieux. Léon Tillieux, c’est ce Namurois de 58 ans qui a relié Namur à Saint-Pétersbourg en un mois seulement ! Bel exploit sportif que de parcourir 4028km en une trentaine de jours !

Parti le 18 mai 2006 , il est arrivé exactement un mois plus tard à Saint-Pétersbourg. Le but de se voyage : soutenir quatre ONG par le système du parrainage : Entraide et Fraternité, Oxfam, la Fondation Damien et Projets Groupe Tiers-Monde de Gesves.

Léon nous a très gentiment invité à présenter notre projet après la projection de son film, ce vendredi 27 avril à Gesves, la commune qui nous a vu grandir.

Invitation que nous avons acceptée avec beaucoup de plaisir évidemment !

Si vous voulez tout savoir sur ce voyage, n’hésitez pas, rejoignez-nous à la Salle communale de Gesves, chaussée de Gramptinne 112. Le film dure 1h10 et l’entrée est gratuite !

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05 mai 2007 : Livraison de nos vélos - voir les photos

Ce samedi 5 mai est le grand jour pour nous : nous allons chercher nos vélos. Commandés depuis un peu plus de six semaines, nous commencions à piaffer d’impatience. Mais l’attente en valait la peine ! Les deux Da Silva – une marque allemande contrairement à ce que le nom peut laisser croire – flambants neufs nous attendent à la Maison du vélo, où Yves nous a préparé nos montures telles que demandées : cadre en acier, pneus résistants, porte-bagages en acier,… Simples, faciles à réparer et robustes : les trois mots d’ordre qui ont guidé notre achat. De vrais 4x4 du vélo, des machines à rouler ! Nous n’attendons plus que les sacoches, la tente, les sacs de couchage et le matériel de camping traditionnel pour faire un test grandeur nature.

Merci à Florence, Rudi, Carole pour le transport des vélos et merci à Léa pour avoir accepté de poser avec nos casquettes « Terres en vue.org » ! On vous montrera le résultat dans un prochain billet.

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06 mai 2007 : Bicycity - voir les photos

Ce dimanche 6 mai, j’ai participé à Bicycity (mon frère étant retenu au lit par une maladie dont je tairai le nom !:)).  Cet événement, une première, était l’occasion pour moi de joindre l’utile à…l’utile. Promouvoir les déplacements à vélo…et roder mon vélo et mes jambes. Résultat ? Une journée plus que réussie ! Dès 7h30, nous étions quinze Namurois en face de la gare de Namur pour prendre la direction de Bruxelles, après un arrêt à Wavre. C’est d’ailleurs avec beaucoup de plaisir que j’ai revu à cette occasion Léon Tillieux, également bien décidé à rallier Bruxelles. Au Parc du Cinquantenaire, nous étions entre 7000 et 10.000 personnes. Un beau succès donc pour cette première organisation !

Au total, c’est pas moins de 140km que nous avons effectué ce dimanche. Mon vélo a donc eu un baptême du feu digne de ce nom ! Et on peut dire que le test a été concluant : une Rolls, une horloge suisse, le Defender du vélo… Vraiment un plaisir de rouler sur ce destrier qui, je l’espère, me sera fidèle.

Encore merci à Marie-Françoise et Patrick, du Gracq, pour m’avoir guidé et « tiré » sur le chemin du retour !

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Léa, Emma, Lola et Théo - voir les photos

Léa, Emma, Lola et Théo sont nos supporters les plus fervents, les plus motivés mais aussi les plus jeunes! Ils savent maintenant (enfin, on l'espère!;)) où se trouvent l'Amérique du Sud et l'Afrique. Ils portent fièrement nos casquettes réalisées afin de réunir quelques fonds supplémentaires pour financer notre projet. Des petites têtes
blondes à croquer! Sûr qu'on pensera à leur enthousiasme et à leur énergie pendant nos coups de mou...

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